© INTERNE![]() Slobodan Milosevic, ce matin - DR |
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A l'ouverture de l'audience, dès lors que le juge May lui a demandé s'il souhaitait nommer un défenseur, Slobodan Milosevic s'est penché vers le micro que lui tendait un garde. En anglais, de sa voix brumeuse, il a asséné l'affirmation que tout le monde attendait : "Je considère que ce tribunal est un faux tribunal, que l'acte d'accusation est un faux acte d'accusation. C'est un organe illégal, qui n'a pas été mandaté par l'Assemblée générale des Nations Unies." Alors que le juge lui demandait s'il souhaitait que lui soit lu l'acte d'accusation, il a rétorqué aussi sec, toujours en anglais : "C'est votre problème." Dans le studio de tf1.fr à Boulogne, l'ambassadeur de Yougoslavie en France, Radomir Diklic, souriait amèrement. "Il ne comprend pas qu'il est prisonnier", confiait-il.
"Le but de ce procès est de produire une justification aux actions violentes commis par l'Otan, a-t-il en outre insisté. Ce soi-disant Tribunal…", a continué l'accusé Milosevic, avant que son micro ne soit coupé. De l'autre côté de la salle d'audience, le procureur Carla Del Ponte patientait, stylo en main, attentive à la traduction simultanée diffusée dans ses écouteurs. La voix de l'ancien président résonnait encore dans la salle. Refusant de se prononcer sur sa ligne de défense, Slobodan Milosevic savait que la cour, comme le règlement le prévoit, allait considérer ce silence pour un plaidoyer de non-culpabilité. "M. Milosevic, s'est agacé le juge May, l'heure n'est pas aux discours. Ce moment viendra."
![]() Le juge Richard May - DR |
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