© INTERNELa fin des négociations s’est conclue sans panache, avec comme seul horizon la promesse d’un accord, "aussitôt que possible". Après cinq jours d’âpres discussions, le bilan présenté par le premier ministre britannique, Tony Blair et son homologue irlandais Bertie Ahern est peu convaincant : même si de leur propre aveu, aucun compromis n’a été trouvé, ils ont estimé qu’il n’était pas nécessaire de poursuivre les négociations, convaincus que "l'application des accords du Vendredi Saint est le souhait de la grande majorité des gens, et que "Pendant les trois ans de négociations depuis l'accord, des progrès immenses ont été faits. "
Cette formule d'accord devrait mettre en relief "tous les sujets de dispute" que les acteurs clefs du processus de paix ont abordé depuis lundi : désarmement de l'Armée républicaine irlandaise (IRA), réforme de la police (à 96% protestante) et démantèlement des installations militaires britanniques en Irlande du Nord.
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Quel que soit le texte du projet d'accord, les échanges qu'il va générer seront vifs. Durant toute la période de négociations le parti protestant et le parti des catholiques modérés ont reproché au Sinn Fein de camper sur ses positions, refusant de donner les garanties en matière de désarmement que les deux gouvernements et tous les autres partis réclament à l'IRA. David Trimble, chef de file des protestants a même quitté la table avant que les discussions soient finies pour protester contre la mauvaise volonté affichée par le parti nationaliste catholique.
Formellement, les partis nord-irlandais ont jusqu'au 12 août pour parvenir à un accord qui permettrait à David Trimble de réintégrer son poste de premier ministre, poste qu’il avait quitté le 1er juillet dernier pour protester contre l'absence de désarmement de l'IRA. Et d'ores et déjà, le parti protestant a indiqué que cette mesure devra être "un ingrédient essentiel" du projet d'accord. de son côté, Gerry Adams, le numéro un du Sinn Fein a rappelé que "la balle (était) dans le camp des deux gouvernements." Faute d’accord, le gouvernement britannique devra soit suspendre pour la seconde fois les institutions nord-irlandaises nées de l'accord de paix d'avril 1998, soit convoquer de nouvelles élections.
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