© INTERNEOussama ben Laden ne devrait pas être extradé d'Afghanistan sans des preuves concrètes de son implication dans le terrorisme ont déclaré mardi midi des oulémas (thélologiens) réunis à Kaboul pour décider du sort du milliardaire d'origine saoudienne.
Les négociations entreprises par la délégation pakistanaise auprès des taliban, pour que ceux-ci acceptent de remettre Oussama ben Laden aux Américains, sont donc plus que jamais teintées d'incertitude. Après une première journée d'entrevues sans résultats probants, on apprenait mardi matin que les Pakistanais avaient quitté l'ambassade de leur pays à Kaboul pour se rendre à une réunion dans un lieu resté secret. Seulement, quelques heures plus tard, l'agence Reuters, qui relayait des informations de la radio britannique BBC, annonçait que les taliban décidaient "de reprendre la guerre sainte contre les Etats-Unis". Or, cette information émanait d'une capture de la radio afghane faite... lundi soir. Un des chefs religieux taliban y déclarait : "Je voudrais dire à notre peuple que notre djihad va officiellement reprendre contre les Américains. Il ajoutait qu'il était inimaginable que les actes terroristes qui ont visé les Etats-Unis soient l'œuvre des taliban ou d'Oussama ben Laden.
Appel aux volontaires
Or, la même agence vient d'annoncer que la réunion prévue entre les différents chefs religieux taliban, prévue ce mardi matin, était repoussée d'un jour. Et l'AFP relayait un démenti formel des taliban, exprimé via une agence privée afghane, basée au Pakistan et réputée proche des autorités de Kaboul, AIP : ils n'avaient pas déclaré de guerre sainte contre les Etats-Unis, mais ce pourrait être le cas s'il y avait une attaque américaine contre leur pays.
Un peu plus tard, le ministre afghan de l'Intérieur a lancé un appel aux volontaires pour combattre les "infidèles". Selon Kaboul, ces volontaires sont nécessaires pour "mener la guerre contre les infidèles". On leur demandé de "s'inscrire", afin que les autorités puissent les convoquer en temps nécessaire. "Je jure que même des femmes nous ont envoyé des messages pour dire qu'elles étaient prêtes à participer au Jihad" (la guerre sainte)" affirme le ministre."Ceux qui donnent leur nom seront déployés dans des lieux appropriés lorsque cela sera nécessaire".
Les Etats-Unis toujours menaçant
En réponse à ces appels, la Maison Blanche a renouvelé ses menaces d'intervention militaire en Afghanistan, en reprochant aux taliban d'envoyer des messages "contradictoires". "Leurs messages semblent se contredire", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Ari Fleischer. "Le nôtre restera donc haut et clair : les nations qui abritent les terroristes ne seront pas épargnées".
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