© INTERNEDepuis 48 heures, dans un décor d'apocalypse, plus de 2000 sauveteurs tentent inlassablement de déblayer les décombres des tours new-yorkaises pour sauver d'éventuels survivants. Mais les conditions d'intervention sont très difficiles. Sur les 290 tonnes de bétons effondrées, seuls trois tonnes ont été déblayées. Les immeubles alentours s'effondrent les uns après les autres. Tôt ce matin, une partie encore érigée de la tour numéro 2 du World Trade Center, la plus au sud, s'est effondrée sans apparemment faire de victime. Parallèlement, un effondrement partiel s'est produit dans un immeuble voisin d'une cinquantaine d'étages situé au 1 Liberty Plazza, une esplanade adjacente du World Trade Center. Ce dernier éboulement aurait fait trois blessés parmi les pompiers. Les forces de l'ordre ont fait évacuer cette partie sud de la zone des recherches par crainte d'une fuite de gaz. Selon des témoins, des dizaines de personnes se sont alors mises à courir.
Déblayage des décombres très difficile
Parmi les immeubles encore debout, certains exhibent de vastes brêches ou des pans de murs à moitié disparus. Les rues et avenues qui étaient mardi matin, quelques minutes avant le double attentat, parmi les plus animées, luxueuses et fréquentées de Manhattan, disparaissent sous les gravats, les décombres et la poussière, comme dans un Pompei post-nucléaire. Les voitures particulières mais aussi les camions de pompiers, les voitures de police, les ambulances qui s'étaient rués sur place après le premier impact ont par endroits fondu sur place. D'autres ont été entièrement ensevelis. Le premier effort des secours a été de les dégager, utilisant grues et bulldozers pour ouvrir des voies. Un sauvetage également rendu difficile par les résidus d'incendie, qui constituent la principale gêne des pompiers dont les canons à eaux arrosent sans discontinuer les amas de ferrailles et de béton fumant. La fumée continue d'obscurcir le ciel, et le sol est recouvert d'une épaisse couche de cendre et de milliers de feuilles de papiers.
Pour accéder où que ce soit, ils doivent découper des pans de béton à la scie électrique, des poutres d'acier au chalumeau, des enchevêtrements de tôles à la meuleuse. Ensuite, les pompiers rampent dans les décombres, progressant centimètre par centimètre. Derrière eux, des volontaires ou des policiers moins expérimentés font la chaîne pour leur faire parvenir, à la demande, des outils, de l'eau, des lunettes ou des cartouches d'oxygène. Quand, après des heures d'acharnement, un survivant est exhumé, le brancard passe, à son tour, de main en main, salué par des cris de joie.
Solidarité internationale
Outre les pompiers et les policiers, les médecins et infirmiers de la ville ont été "réquisitionnés" pour porter secours aux nombreux blessés. Partout dans le pays, on appelle la population à donner son sang, et des centres de collecte ont été improvisés dans toutes les grandes villes.
Parmi les élans de solidarité, en France, le Secours populaire a annoncé avoir ouvert un compte spécial pour "recueillir les dons financiers de donateurs voulant s'associer au soutien des victimes" des attentats de New York et Washington. Les dons sont à envoyer au Secours populaire français, 9, rue Froissart, 75140 Paris Cedex 03 en précisant "Urgence attentats". L'Union européenne s'est par ailleurs dit prête à envoyer plus de 600 personnes de toutes qualifications pour aider les services de secours américains.
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