© INTERNENew-York est une ville de paradoxes. Elle compte cinq fois plus de démocrates que de républicains, mais a élu pour deux mandats consécutifs un maire républicain, Rudolf Giuliani, qui reste un modèle pour tous les candidats à sa succession. Celui-ci devra laisser son bureau en novembre prochain, et la guerre pour sa place est rude. Ce mardi se tiennent les élections primaires, qui devront désigner le candidat de chaque parti pour l'élection à proprement dit, qui se tiendra le 6 novembre. Chez les républicains, deux prétendants ; chez les démocrates, quatre. Au final, deux personnes qui se battront probablement avec les mêmes idées.
"Tolérance zéro"
Car qu'ils soient démocrates ou républicains, les six candidats reconnaissent tous que Giuliani a réussi son pari sécuritaire : avec une politique de "tolérance zéro", le maire actuel est parvenu à faire baisser la délinquance et à redonner un sentiment de sécurité aux New-Yorkais. Cela, hors de question d'en débattre. Les démocrates eux-mêmes s'inscrivent dans le prolongement de cette politique : l'un de leurs candidats, Mark Green, s'est ainsi affiché à plusieurs reprises avec Bill Bratton, premier chef de la police de l'ère Giuliani et inventeur de cette fameuse politique de "tolérance zéro".
Six prétendants
Le reste n'est que querelles internes. Du côté républicain, Herman Badillo risque de se faire facilement écarter par le milliardaire Michael Bloomberg, qui bénéficie d'importants soutiens et a investit une bonne partie de sa fortune dans la campagne. Chez les démocrates, quatre hommes se battent pour les primaires, mais deux partent largement favoris. L'un, Fernando Ferre, Portoricain d'origine et maire du Bronx, compte rassembler les votes noirs et hispaniques sans perdre les voix blanches, majoritaires à New-York. L'autre, Mark Green, est un ancien collaborateur de Ralph Nader et essaye donc de ne pas faire trop "de gauche". Loin derrière, Peter Valonne et Alan Havesi ont peu de chance de sortir vainqueurs des primaires. Ils risquent cependant de gêner Green et Ferre : si aucun candidat n'obtient 40% des voix, un deuxième tour devra être organisé. Mais ces petits suspenses n'ont que peu d'importance. L'ombre de Giuliani est trop imposante pour que sa succession entraîne la moindre révolution dans la gestion de cette ville.
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