© INTERNEUn geste de tolérance envers le cannabis aura suffi pour qu'en Grande-Bretagne, on relance le débat sur d'autres drogues et sur l'attitude à adopter face à leur prolifération.
Mardi dernier, le ministre de l'Intérieur britannique avait annoncé un assouplissement de la législation sur le cannabis. M. Blunkett, qui s'exprimait aux Communes, avait proposé que la possession de cannabis, une drogue "douce", soit classée désormais "C" et non plus "B", soit dans la même catégorie que les anti-dépresseurs. Le ministre avait souligné que la possession demeurait illégale, mais que les consommateurs ne devraient pas être inquiétés s'ils n'ont sur eux que des petites quantités. "Un reclassement est assez différent d'une décriminalisation ou d'une légalisation", avait précisé M. Blunkett. "Le cannabis demeure une drogue sous surveillance et en consommer demeure un délit".
Ce geste a donné des idées concernant les autres drogues, notamment l'ecstasy. Certains aimeraient que la législation soit plus souple sur ce stupéfiant très prisé en Grande-Bretagne. Parmi eux… les policiers. L'association britannique des officiers de police l'a en effet réclamée dans la quotidien The Observer. Raison de cette revendication insolite ? L'ecstasy étant classée en catégorie A (drogues dures), elle monopolise trop les policiers britanniques, qui n'ont plus le temps d'enquêter sur l'héroïne, le crack ou la cocaïne, bien plus dangereuses. Si l'ecstasy était rétrogradée dans une catégorie moins dangereuse, la police pourrait mieux concentrer ses efforts sur des drogues plus nocives.
Le gouvernement n'a pas encore donné de réponse à cette proposition.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




