© INTERNEDans la nuit, l'infanterie israélienne, appuyée par des tanks et des hélicoptères, a investi un périmètre d'un kilomètre autour de la colonie de Aléi Sinaï, faisant six tués dans les rangs palestiniens. Cette nouvelle incursion est intervenue moins de 12 heures après qu'un commando de deux hommes du Hamas eut tué une jeune fille de Tsahal et son petit ami, et blessé quinze autres, lors d'une opération éclair au sein de cette implémentation juive du nord de la bande de Gaza. Violemment condamnée par Yasser Arafat, qui s'est engagé à "mettre immédiatement fin à toute violation de la part des Palestiniens", l'attaque du Hamas ne semble pas, pour l'instant, avoir mis à bas la trêve conclue la semaine dernière par le président de l'Autorité palestinienne et le ministre des Affaires étrangères israélien Shimon Peres.
LES USA APPUIENT UN "ETAT PALESTINIEN" Dans le contexte de mise sur pied d'une coalition internationale contre le terrorisme, l'administration américaine a fait un geste en direction des pays arabes, en endossant l'idée de la création d'un Etat palestinien dans le cadre d'un règlement de paix au Proche-Orient. "L'idée d'un Etat palestinien a toujours fait partie d'une vision, à condition que le droit à l'existence d'Israël soit respecté", a affirmé le président George W. Bush mardi. Le président palestinien Yasser Arafat s'est félicité de l'appui implicite de M. Bush à un Etat palestinien, réaffirmant que les Palestiniens demeuraient engagés "par la paix avec les Israéliens qui constitue pour eux un choix stratégique".
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Même si un haut responsable de la sécurité palestinienne, sous couvert de l'anonymat, affirme que le Premier ministre Ariel Sharon a annulé une réunion sécuritaire conjointe, aucune information allant dans ce sens n'avait été diffusée par Israël, mercredi à la mi-journée. Seules des "sources officielles" israéliennes citées par le Jerusalem Post faisaient état d'une volonté "d'agir en conformité avec les informations en leur possession" si l'Autorité palestinienne ne procédait pas à des arrestations, conformément aux accords conclus. Une reprise des assassinats ciblés d'activistes palestiniens ne serait pas exclue. Le secrétaire général du gouvernement d'Ariel Sharon a, une fois de plus, fait porter la "responsabilité" de l'attentat sur l'Autorité palestinienne, confirmant que "l'armée israélienne prendra toutes les mesures nécessaire pour assurer la sécurité de ses civils et soldats".Certes, le ministre israélien de la Défense Benyamin Ben Eliezer avait déjà fait savoir que, selon lui, le cessez-le-feu n'était pas observé. Mais ni Shimon Peres ni Ariel Sharon n'ont encore officiellement déclaré les accords caducs, ni annulé une nouvelle rencontre bilatérale prévue vendredi. Plus encore, trois députés Arabes israéliens sont supposés rencontrer Yasser Arafat dans son bureau de Ramallah, mercredi dans la journée. Et le ministre palestinien de la Coopération internationale Nabil Chaat a même annoncé que le sous-secrétaire d'Etat américain chargé du Proche-Orient devait se rendre prochainement dans la région pour superviser l'application du plan Tenet de rétablissement du calme.