Bloomberg, nouveau maire de New York

Par C.A.& F.A., le 07 novembre 2001 à 07h52 , mis à jour le 07 novembre 2001 à 08h01

Le milliardaire républicain a été élu nouveau maire de New York. Son adversaire, le démocrate Mark Green, a reconnu sa défaite. Bloomberg aura deux lourdes tâches : succéder à Rudolf Giuliani et reconstruire Manhattan.

BLoomber et Giuliani plus près © INTERNE

Giuliani serait bien resté maire de New York. Et s'il avait pu se représenter, sa victoire aurait été écrasante. Seulement, le code électoral américain ne permettait pas au maire de New York d'être réélu pour un troisième mandat. Seule consolation : la ville restera "républicaine". Ce matin, Michael Bloomberg, candidat républicain à la mairie de New York, a gagné de justesse le scrutin. Son concurrent, le démocrate Mark Green, a reconnu sa défaite.

Magnat de la finance et de la presse, Bloomberg est le fondateur du groupe qui porte son nom. Novice en politique, il se posait en outsider avec comme slogan "Un leader, pas un politicien". Son arme maîtresse lors de la campagne : l’argent. Refusant les subventions, mais aussi les règles de limitation, il a puisé dans sa fortune personnelle. A coups répétés de spots publicitaires, il a utilisé son image de décideur qui a réussi dans les affaires avant de faire de même en politique. Au total, il aura déboursé près de 50 millions de dollars – la plus grande somme dépensée dans une campagne municipale aux Etats-Unis… Il a également bénéficié du soutien de son prédécesseur, qui quitte la mairie avec une aura impressionnante.

Maire républicain d’une ville largement démocrate (le ratio est de un pour cinq environ), Rudolph Giuliani n’avait aucun concurrent à sa mesure bien avant le 11 septembre. Depuis, "Rudy" est devenu, malgré lui, le symbole d’une ville traumatisée qui tente de se redresser et d’oublier la tragédie – son taux de satisfaction dépasse les 80 %. Mais, comme le veut le code électoral en vigueur outre-Atlantique, il ne peut prétendre à un troisième mandat consécutif. Lors de la campagne des primaires, il avait été simplement question d’un prolongement de trois mois. L’assemblée de l’Etat de New York y a mis son veto. Après huit ans à la barre de "Big Apple", Giuliani devra donc passer la main le 1er janvier prochain.

Par C.A.& F.A. le 07 novembre 2001 à 07:52
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