© INTERNEDepuis ce jeudi 1er novembre, la Géorgie se trouve virtuellement privée de gouvernement. L’annonce en a été faite par le président du parlement, en pleine session extraordinaire, dans un climat alourdi par les manifestations et les cris de l’opposition. Dernier épisode d’une crise qui avait débuté par une perquisition controversée avant de remonter, en deux jours à peine, jusqu’au président Chevardnadzé en personne. Au cœur du scandale : la chaîne de télévision Rustavi 2, remarquée pour ses émissions politiques sans compromis et pour des enquêtes sur la corruption dans le pays.
Chevardnadzé met sa démission en balance
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Menaces de mort sur des journalistes
L’ampleur et la rapidité de la crise pourraient surprendre. Mais ce n’est pas la première fois que Rustavi 2, connue pour ses enquêtes sur la corruption de certains responsables du pouvoir, se trouve au centre d’un tel conflit. Le 26 juillet dernier, un de ses présentateurs-vedettes, Géorgiy Sanaya était retrouvé assassiné d'une balle dans la tête dans son appartement de Tbilissi ; aussitôt, Irina Sarchivili, chef du parti national démocratique (d’opposition) parlait "d’assassinat politique destiné à intimider la presse libre". Plus d’un millier de personnes étaient descendues dans les rues pour protester contre ce meurtre. Robert Ménard, le secrétaire général de l’organisation Reporters Sans Frontière, accusait également : "Nous pensons que c'est bien la chaîne Rustavi 2 et ses émissions politiques que l'on veut faire taire en éliminant l'un de ses visages les plus emblématiques". L’année précédente, c’était un autre journaliste de la même chaîne, Akaki Gogichaishvili, qui avait été menacé de mort à plusieurs reprises par des fonctionnaires et des hommes d'affaires en raison de ses enquêtes…
Photo d'ouverture : le président géorgien Edouard Chevardnadzé - AFP
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