Tony Blair en mission de paix au Proche-Orient

Par A.G. et F.L., le 02 novembre 2001 à 15h40 , mis à jour le 01 novembre 2001 à 16h12

En visite au Proche-Orient, Tony Blair a réaffirmé que la violence devait cesser pour permettre une solution fondée sur la sécurité d'Israël et un Etat pour les Palestiniens. Il a aussi exhorté Israël à assurer sa propre sécurité en se conformant à la "loi internationale".

blair israel © INTERNE

C'est sur fond de violence persistante en Israël et dans les territoires palestiniens que le Premier ministre britannique a achevé jeudi sa tournée de deux jours au Proche-Orient. Une tournée qui l'avait auparavant mené en Syrie, Arabie saoudite et Jordanie, et dont le but était de relancer le processus de paix pour obtenir le soutien du monde arabo-musulman à la campagne militaire en Afghanistan. Au cours des trente-six heures qui ont précédé l'arrivée de Tony Blair à Jérusalem, l'armée israélienne a abattu trois membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Mouvement de la résistance islamique (Hamas). Israël a justifié les assassinats de ce jeudi en indiquant que les deux personnes tuées projetaient de commettre un attentat suicide sur le sol israélien.

A Gaza, où il a achevé sa tournée, Tony Blair a réaffirmé que la violence devait cesser pour permettre une solution fondée sur deux principes : la sécurité d'Israël et un Etat pour les Palestiniens. "Quand vous en aurez fini avec ces effusions de sang, vous vous retrouverez avec la même situation qu'au départ : Israël sera toujours là et il faudra qu'un Etat palestinien voie le jour", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse commune avec Yasser Arafat. "Quand Oussama ben Laden se pose en héraut de la cause palestinienne, j'espère vraiment que les gens ne se laissent pas abuser", a ajouté le Premier ministre britannique.

La sécurité passe par le respect du droit

Auparavant, à Jérusalem, au cours d'une conférence de presse avec son homologue israélien Ariel Sharon, Tony Blair avait assuré qu'Israël doit assurer sa propre sécurité en se conformant au "droit international". Tony Blair a également dit comprendre "la pression à laquelle est soumise M. Sharon" ainsi que "la position du peuple israélien qui a vu ses citoyens tués dans des actes de terrorisme", mais selon lui "ce cycle d'effusion de sang doit cesser. Le seul moyen de remettre le processus de paix sur les rails est de mettre un terme à la violence sous toutes ses formes", a-t-il ajouté.

Le Premier ministre britannique s'est dit déterminé à oeuvrer pour la reprise du processus de paix. "Nous voulons faire tout notre possible pour retrouver le chemin qui mène à la paix au Proche-Orient", a-t-il dit. Au cours de cette conférence de presse, le Premier ministre israélien Ariel Sharon a pour sa part annoncé avoir créé une "équipe de négociation", à laquelle participe son ministre des Affaires étrangères Shimon Peres, en vue de négocier un cessez-le-feu préalable à des négociations de paix avec les Palestiniens. "Comme preuve de notre volonté de paix, j'ai créé une équipe de négociation avec Shimon Peres", a déclaré M. Sharon, tout en soulignant que de telles négociations ne pourraient démarrer qu'après "un arrêt total du terrorisme". Il a également exigé "l'arrêt de la violence et de l'incitation à la violence". Israël a le devoir de "stopper des terroristes qui s'apprêtent à commettre des attentats épouvantables pouvant produire un engrenage de violence" incontrôlable, a-t-il ajouté, justifiant la poursuite des assassinats d'activistes palestiniens qu'il a qualifiés d'"actions préventives".

Par A.G. et F.L. le 02 novembre 2001 à 15:40
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