© INTERNEDes coups de feu dans l’enceinte du parlement, des blessés en sang, la panique du personnel : jeudi à la mi-journée, la capitale de l’Inde New Delhi a vécu un épisode de coup d’Etat. Un groupe de six hommes armés, portant des uniformes de l’armée indienne, s’est infiltré dans le parlement indien par l’aile Rajya Sabha, en suivant les gardes du corps d’un député qui venait d’entrer, alors que 200 élus se trouvaient en séance. Les premiers coups de feu ont claqué vers 11H45 locales, quelques déflagrations ont été entendues, probablement des grenades. Les unités du Groupe de protection spéciale et quelques tireurs d’élite se sont alors postés autour du secteur, alors que les premiers blessés étaient dénombrés et évacués vers un hôpital de la ville. Un cameraman de la chaîne de télévision ANI a été sérieusement touché.
Ordre a été donné à l’armée indienne de se déployer autour de la résidence du Premier ministre, des ministres et du leader de l’opposition, ainsi que des ministères qui se trouvent dans le quartier. Les combats ont duré quelques minutes. Tous les assaillants ont été tués, l'un d'eux tout près du bureau du Premier ministre, ainsi que six membres des forces de sécurité. Peu après, le ministre des Affaires parlementaires, qui parlait aux journalistes de l'intérieur du parlement, a ajouté que "les députés sont évacués du complexe. La situation est en train de retourner à la normale".
Quelques heures plus tard, une forte explosion "contrôlée" par les démineurs, était entendue dans l'enceinte du parlement.
Le Cachemire désigné
"Nous sommes capables de faire face à une situation, qui pourrait avoir été montée par le Pakistan", a affirmé le ministre de la Défense George Fernandes à un journaliste du India Times, faisant allusion au conflit larvé avec le voisin de l'Inde sur la question du Cachemire. L'attaque a pourtant été condamnée par le gouvernement pakistanais. Des attaques terroristes ont été menés ces dernières années par des activistes musulmans sur le territoire indien, notamment contre le parlement de Srinagar, le mois dernier : 38 personnes avaient été tuées dans un attentat-suicide contre l'assemblée de l'Etat de Jammu-et-Cachemire. En outre, l'Inde avait reçu des informations sur des projets d'attentats dans le pays après la déroute des talibans en Afghanistan, a déclaré jeudi le ministre de la Santé C.P. Thakur.
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