© INTERNEL'auteur des envois d'anthrax est un mâle d'origine étrangère, au fait des manipulations biologiques et ayant accès à des instruments sophistiqués, en contact avec un laboratoire militaire. Les enquêteurs du FBI ont dressé un portrait global du mystérieux expéditeur d'au moins quatre lettres contaminées par le bacille de la maladie du charbon. Le sénateur Tom Daschle, chef du groupe démocrate, a même affirmé dimanche sur CNN qu'il s'agissait d'un homme ayant travaillé au sein d'une armée, sans préciser s'il s'agissait de l'armée américaine. "Lorsque nous examinons toutes les possibilités, a-t-il expliqué, c'est celle qui, à l'heure actuelle, a le plus de crédibilité." Mais aucune identité n'a été divulguée.
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L'enquête, baptisée "Amerithrax", avance sur quelques faits avérés. La lettre destinée au sénateur démocrate Patrick Leahy, découverte le 17 novembre parmi les courriers en quarantaine au Congrès américain, est identique à celle adressée à la chaîne de télévision NBC, au tabloïd "New York Post" et au sénateur Daschle. L'écriture et la poudre contaminée de ces courriers sont similaires. Le bureau de poste d'où sont parties les lettres est le même : Trenton, New Jersey. Et l'analyse de la substance insérée dans les enveloppes révèle des ressemblances frappantes. L'anthrax des courriers du "New York Post" et de NBC, tamponnés le 18 septembre, est moins concentré que celui envoyé aux élus, le 9 octobre. Enfin, l'analyse graphologique des enveloppes et des lettres de menaces révèle, selon les experts du FBI, que l'auteur des envois n'est pas de langue maternelle anglaise.
A partir de ces données, les conclusions du FBI sont multiples. D'abord que, si, comme tout le laisse penser, l'expéditeur est le même, celui-ci est un scientifique, capable d'affiner la poudre contaminée pour la rendre plus nocive. L'homme doit donc avoir à sa disposition des instruments complexes et un savoir lui permettant de telles manipulations. En outre, les caractéristiques de la poudre laissent penser que le bacille actif dans ces courriers provient de la souche "des Ames", élaborée dans les années 50 par un laboratoire de l'Iowa, dans le cadre des recherches bactériologiques de l'armée américaine. Le poison contenu dans les lettres a, de plus, été traité au Silica, un produit asséchant accessible aux seuls chercheurs militaires américains. Bref, un profil, mais pas d'identité.
New York : alerte à la poudre blanche chez les diplomates
Trois missions diplomatiques dont celle de la France ont reçu des lettres contenant de la poudre blanche. Une quarantaine de personnes dont 33 de la mission française ont été décontaminées par précaution.
Publié le 10/11/2009
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New York : alerte à la poudre blanche chez les diplomates
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