© INTERNEAffirmant qu'il était encore possible d'œuvrer pour la paix, des politiciens influents de la gauche israélienne et de hauts responsables palestiniens se sont rencontrés trois jours durant en Afrique du sud, entre mercredi et vendredi. Les réunions se sont déroulées dans l'enceinte du centre de conférence et de loisirs de Spier River Estate, installé au beau milieu de la région viticole de Stellenbosch, non loin du Cap. Alors qu'aucune issue pacifique à la deuxième Intifada n'a pu être trouvée depuis l'accession au pouvoir d'Ariel Sharon, le "camp de la paix" israélien et les quelques éternels négociateurs qui entourent Yasser Arafat sont au moins parvenus à renouer le dialogue, peut-être en prévision d'une future victoire de la gauche en Israël. Mais cette éventualité n'est pour l'heure pas envisageable, l'Etat hébreu et l'Autorité palestinienne alternant inlassablement attaques et opérations punitives, malgré les efforts déployés par la diplomatie mondiale.
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Les politiciens israéliens participants aux rencontres de Spier River Estate étaient l'ancien ministre de la Justice d'Ehud Barak, le travailliste Yossi Beilin, ainsi que l'actuel président de la Knesset Avraham Burg. La délégation palestinienne était dirigée par le négociateur Saëb Erakat, flanqué du ministre chargé du dossier de Jérusalem, Ziad Abou Ziad.
Réunions informelles, grands dossiers
Le président sud-africain Thabo Mbeki et six de ses ministres ont assisté à l'essentiel des conversations, "rassemblement informel des personnes partageant les mêmes opinions et cherchant des solutions aux problèmes du Proche-Orient par les négociations, et non par la violence", selon les mots du porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères. "Ce n'est pas une session de négociations. (…) Il n'y aura pas de signature d'un texte commun", a toutefois indiqué le fonctionnaire.
On ignore le contenu précis des conversations, mais il ne fait aucun doute que les différentes hypothèses pour une sortie de la crise, ainsi que les grands dossiers en souffrance (proclamation d'un Etat, terrorisme, appareil d'Etat palestinien, Jérusalem, les réfugiés, les colonies juives) ont été abordés. Bien que cette rencontre ait été informelle, sans doute aura-t-elle comme conséquence d'éclaircir les positions, les exigences et les refus palestiniens dans l'esprit des Israéliens. Et d'établir, dans l'esprit des Palestiniens, la certitude qu'un partenaire existe au sein de l'appareil politique israélien, avec ses points de rupture et ses ouvertures. "Le camp de la paix israélien est vivant et il se bat", a affirmé dimanche dernier le chef du parti de gauche Meretz Yossi Sarid.
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