Un an de présidence Bush

Par , le 20 janvier 2002 à 18h14 , mis à jour le 12 octobre 2003 à 16h09

George W. Bush fête aujourd’hui le premier anniversaire de son entrée à la Maison Blanche. Après plusieurs mois de tâtonnement, le locataire du Bureau Ovale s’est révélé à ses concitoyens après le 11 septembre. Retour sur les principaux dossiers de son "An 1".

USA : Bush 3è allocution © INTERNE

- Protocole de Kyoto : seul contre le monde
Pour son premier véritable acte de politique étrangère, George W. Bush se met à dos toute la communauté internationale fin mars. Revenant sur les engagements pris par Bill Clinton en 1998, il refuse le protocole de Kyoto sur les moyens d’endiguer le réchauffement de la planète. Il estime qu’il "pourrait nuire à l’économie américaine" en n’imposant des réductions d’émissions de gaz à effet de serre qu’aux pays industriels, et principalement aux Etats-Unis.

- Crise puis détente avec la Chine
 En avril, George W. Bush doit gérer sa première crise bilatérale avec un membre du Conseil de sécurité de l’ONU. A l’origine : une collision, fin mars, entre des avions militaires des deux pays qui coûtent la vie à un pilote chinois et entraîne la capture de l’équipage américain. S’ensuit une bataille diplomatique de deux semaines pendant laquelle le président plaide la "modération" et finit par exprimer ses "sincères regrets". Le 14 avril, les 24 "boys" sont de retour sur leur base de Whidbey.
Quelques mois plus tard, les Etats-Unis donnent leur feu vert à l’intégration de la Chine à l’OMC.

- Enron : l’"Energygate" peut-il rattraper Bush ?
Au départ, la faillite d’Enron, courtier en énergie et septième plus grande entreprise du pays. Son patron, Kenneth Lay, est à la fois un ami personnel de Bush et un gros contributeur de ses campagnes électorales. La direction d’Enron a-t-elle prévenu l’administration, voire le président en personne, pour leur demander une aide gouvernementale ? La Maison Blanche reconnaît que les Secrétaires au Trésor et au Commerce ont été approchés. Mais ont décidé de ne pas intervenir. Quant à Bush, il affirme n’avoir jamais discuté des problèmes d’Enron avec Kenneth Lay.

- Attentats, "Enduring Freedom" : Bush déclare la guerre au terrorisme
- Le 11 septembre, Bush visite une école en Floride. Après le second crash contre le World


11 septembre 2001-
Trade Center, un conseiller vient lui annoncer la nouvelle. Comme les images des attentats, l’instantané fait le tour du monde. Pendant quelques heures, le président tarde à réagir. Doit-il rentrer à Washington ou non ? Finalement, de retour à la Maison Blanche, il reprend les choses en main. "Nous sommes un pays différent (...). Plus triste et moins innocent, plus fort et plus uni" déclare-t-il. "Nous menons une guerre pour sauver la civilisation elle-même. Nous ne l'avons pas cherchée mais nous la mènerons et nous l'emporterons".

Métamorphosé, il prend une véritable stature présidentielle. Le 7 octobre, les Etats-Unis débutent leur riposte en bombardant l’Afghanistan. Deux mois plus tard, le régime des taliban tombe. Mais le chef des étudiants en religion, le Mollah Omar, et surtout Oussama ben Laden, recherché "mort ou vif", restent introuvables. Quoi qu’il en soit, George W. Bush inspire désormais confiance à ses concitoyens. "Est-ce que c'est lui qui a changé ou est-ce que c'est nous ?" s'interroge le quotidien New York Times.

 

Par Fabrice Aubert le 20 janvier 2002 à 18:14
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