© INTERNEAlors même qu'en Israël, un débat est ouvert sur le leadership du président palestinien Yasser Arafat, l'administration américaine n'a pas voulu laisser planer le doute plus longtemps. Le secrétaire d'Etat adjoint chargé du Proche-Orient William Burns a affirmé que les Etats-Unis "continueront de travailler avec l'Autorité palestinienne" de Yasser Arafat, qui est le "dirigeant élu du peuple palestinien". Prononcée à la veille d'une importante rencontre, à Washington, entre le Premier ministre Ariel Sharon et le président américain George W. Bush, cette affirmation obère par avance les propositions du chef du gouvernement de l'Etat hébreu.
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Un liste de noms
Dans la matinée de mercredi, le ministre israélien de la Défense, le travailliste Benyamin Ben Eliezer, en visite d'éclaireur aux Etats-Unis, avait affirmé qu'un leadership alternatif au chef palestinien existait, qui, contrairement à Arafat, souhaitait réellement un dialogue avec Israël. Le ministre a cité Abu Ala, Abu Mazen, Jibril al'Rajoub ou Mohamad Dahlen — deux proches conseillers du président palestinien et ses principaux chefs de la sécurité en Cisjordanie et dans la bande de Gaza —, comme une "ligne" qui "entoure Arafat et qui s'oppose à lui". Cette stratégie de division est donc à la fois de plus en plus claire au sein du gouvernement israélien, mais prise avec précaution par l'administration américaine.
Toutefois, alors que le ministre des Affaires étrangères israélien Shimon Peres ne s'est pas encore exprimé sur le sujet, le secrétaire d'Etat américain n'en veut pas moins maintenir la pression sur Yasser Arafat. Comme il le fait depuis plusieurs semaines, Colin Powell a répété mercredi matin que le président palestinien devait "choisir la paix plutôt que la violence". L'affirmation de William Burns semble donc n'être qu'un avertissement aux Israéliens, leur rappelant que la population palestinienne et une grande frange de l'establishment arabe verraient d'un très mauvais œil une mise sur la touche définitive de Yasser Arafat. Et que Washington n'en serait pas le complice passif.
Reprise de la coopération policière |
Les polices israélienne et palestinienne ont tenu mercredi, pour la première fois, depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, une rencontre visant à renforcer leur coopération, a indiqué un porte-parole de la police israélienne. La rencontre a eu lieu au kibboutz Maalei Hahamisha, à l'ouest de Jérusalem, et a porté sur la coopération des deux polices "dans le domaine des affaires criminelles", a indiqué Raphy Yaffe, porte-parole de la police israélienne pour le secteur de la Cisjordanie. La police palestinienne était représentée à cette réunion par le commissaire Moussa Gedalla et, côté israélien, par Shahar Ayalon, commandant des forces de police pour la Judée-Samarie, en Cisjordanie, a-t-il indiqué. La coopération portera, notamment, sur "des enquêtes communes" dans diverses affaires criminelles, a-t-on indiqué. |
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