© INTERNELes prisonniers d'Afghanistan, taliban ou membres d’Al-Qaïda, continuent à arriver à Cuba. Jeudi, une vingtaine d’entre eux ont atterri à la base de Guantanamo. Ces détenus viennent de 25 pays, a indiqué le général Michael Lehnert, responsable du "Camp X Ray" ; mais le nom de ces pays n'est pas rendu public, "à la demande de nombreuses nations".
Le sort des captifs de Guantanamo suscite de plus en plus de remous sur la scène internationale. Le Parlement européen a réclamé jeudi l'instauration d'un "tribunal compétent pour les questions liées à l'Afghanistan".
Réaction nettement plus virulente de la part de l’Iran, qui a déjà lancé plusieurs mises en garde à Washington à la suite des menaces brandies par le président Bush à l'encontre de l'"axe du mal" : jeudi, l'ayatollah Khamenei a fustigé un gouvernement américain qui "brandit le drapeau de la démocratie, de la liberté et des droits de l'Homme, mais qui (...) en Afghanistan, se comporte inhumainement avec les prisonniers d'autres peuples".
Devant le malaise suscité par les questions entourant le statut des prisonniers de Guantanamo, le gouvernement américain a clarifié sa position jeudi soir, après de nombreux jours d’incertitude. Officiellement, a annoncé la Maison Blanche, la convention de Genève sur les prisonniers de guerre s'appliquera aux taliban capturés par les Etats-Unis en Afghanistan, mais pas aux membres du réseau terroriste Al-Qaïda. Ceux-ci pourraient donc être considérés comme de simples mercenaires. L'article 4 de la
troisième Convention de Genève de 1949 définit précisément qui sont les prisonniers de guerre. Un protocole additionnel de 1977, relatif à la protection des victimes des conflits armés, stipule pour sa part dans son article 47 qu'"un mercenaire n'a pas droit au statut de combattant ou de prisonnier de guerre".Photo d'ouverture : les prisonniers du "Camp X Ray" à Cuba - DR
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