© INTERNELa deuxième réunion de sécurité conjointe entre Israéliens et Palestiniens, qui s'est tenue mercredi soir, n'a rien donné de concret. Malgré les espoirs de l'émissaire américain Anthony Zinni, présent à la réunion, aucun accord de cessez-le-feu n'a été trouvé. Mais les deux parties ont décidé de poursuivre leurs contacts pour parvenir à une trève, malgré l'attentat suicide perpétré mercredi matin dans le nord d'Israël. Elles se roncontreront une nouvelle fois jeudi soir ou vendredi.
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Deuxième réunion sécuritaire arrachée par l'envoyé de George W. Bush, celle-ci devait permettre aux deux parties, sous la présidence de M. Zinni, de définir les étapes d'entrée dans le "Plan de travail" Tenet. L'Autorité palestinienne continuait d'exiger au préalable le retrait de l'armée israélienne de tous les territoires occupés depuis le 28 septembre 2000 ; le gouvernement d'Israël exigeait quant à lui que des mesures drastiques soient prises à l'encontre des groupes terroristes. Un conseiller de Yasser Arafat avait fait savoir que l'Autorité palestinienne présenterait un "plan de sécurité, comme les Israéliens l'ont fait lors de la dernière réunion."
Bush "frustré"
Les Etats-Unis semblent mieux disposés à l'égard de Yasser Arafat : un responsable américain a indiqué la possibilité d'une rencontre entre le président palestinien et le vice-président Dick Cheney la semaine prochaine en Egypte, "probablement lundi, au Caire". Mais le gouvernement israélien a prévenu qu'il empêcherait Yasser Arafat de quitter Ramallah à moins qu'il accomplisse "100% d'efforts" pour la paix, comme l'avait d'ailleurs réclamé Dick Cheney.
Le président américain Georges W. Bush s'est quant à lui déclaré très "frustré par la violence au Proche-Orient" et a exhorté Yasser Arafat à montrer davantage de fermeté face aux attaques anti-israéliennes.
Un attentat qui fait vaciller les efforts
Car au milieu de ces réunions, les actes de violence, bien qu'isolés, ont continué, à l'instar de l'attentat-suicide de mercredi matin, dans le nord d'Israël, qui a tué huit personnes, dont le kamikaze
(voir notre article "Contre le plan Tenet, la violence"). D'autre part, un tireur palestinien a légèrement blessé un citoyen israélien, dans une embuscade près de Naplouse, en Cisjordanie.Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a violemment réagi à cet attentat. Lors d'une rencontre avec la presse mercredi matin, il a raconté qu'il venait de "discuter quelques minutes auparavant avec l'émissaire américain, le général Zinni, et nous avons discuté de la gravité de la situation. Nous avons convenu qu'Arafat n'avait pas dévié de sa stratégie de la terreur, au moment où nous parlons." Ariel Sharon a estimé que la direction palestinienne, qui a pourtant condamné l'attentat, n'avait pris "aucune mesure ni donné aucun ordre." Face à ce silence présumé, que les deux hommes ont qualifié de "très grave", "nous prendrons en conséquence les mesures qui s'imposent", a continué Ariel Sharon. Jeudi matin, des chars israéliens ont procédé à une incursion dans le village de Al Yanoun, près de Jénine, où 20 Palestiniens ont été arrêtés.
Le Fatah appelle à une "position digne" |
"Le prochain sommet arabe de Beyrouth est appelé à adopter une position digne des défis (...) dans le but de faire pression pour mettre fin à l'agression et l'occupation israéliennes", indique un communiqué du Fatah, le parti de Yasser Arafat. Le mouvement a appelé également "les dirigeants arabes à assumer leurs responsabilités envers le peuple palestinien et soutenir sa cause, alors qu'il mène cette bataille sacrée (pour) les nations arabe et islamique". Le sommet de Beyrouth, prévu les 27 et 28 mars, doit examiner la proposition saoudienne pour un règlement du conflit israélo-arabe, qui prévoit une "normalisation complète" des relations entre les pays arabes et Israël, en échange d'un "retrait" israélien "total" des territoires occupés depuis 1967. |
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