© INTERNE"Un officier français a révélé l'opération." Ainsi se serait exprimé Shaun Byrnes, chef de la mission des observateurs diplomatiques américains au Kosovo, cité par le quotidien Hamburger Abendblatt. Celui-ci fait en réalité référence à un officier d'Europe occidentale non identifié par la SFOR… qui aurait déclaré qu'un officier français avait échangé des informations, à partir de son portable, avec un officier de police serbe de Bosnie haut placé. Les autorités de la Republika Srpska ont formellement démenti, de même que l'Elysée, Matignon, le Quai d'Orsay, l'Otan et le département d'Etat américain. Lequel a même démenti qu'un de ses diplomates ait tenu pareils propos !
L'autre élément sur lequel s'appuie le Hamburger Abendblatt et le Times pour dénoncer une trahison française est une conversation en serbo-croate, au cours de laquelle un homme aurait averti un policer serbe de Bosnie de l'imminence d'une opération. Le Guardian du 9 mars, citant des "responsables militaires britanniques et des sources du renseignement occidental", insiste pour dire que rien ne permet d'accuser un officier étranger… et a fortiori un Français.
Le quotidien britannique cite également l'ambassadeur de France au siège de l'Otan, Benoît d'Aboville, selon lequel il s'agissait d'une opération d'intoxication, visant à masquer l'échec de la mission. Une thèse qui semble faire son chemin, alors que les Américains ont toujours entretenu un doute sur les sympathies pro-serbes des Français. Et ce depuis que deux officiers français ont été confondus pour "intelligence avec l'ennemi" au profit de Belgrade. Le Guardian n'hésite pas et titre tout bonnement : "Les Etats-Unis ont accusé à tort un soldat français de l'évasion de Karadzic".
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