© INTERNED'intenses tractations initiées par les Etats-Unis ont abouti dimanche à un accord permettant en théorie au président palestinien Yasser Arafat de recouvrer sa liberté de mouvement. Après un long entretien téléphonique avec le président américain George W. Bush et un vote serré obtenu après un cabinet de sécurité houleux, le Premier ministre israélien Ariel Sharon a fait savoir que l'Etat d'Israël accepterait la levée du siège du palais de la Moukataa de Ramallah, après que l'Autorité palestinienne eut mis en œuvre le mécanisme prévu.
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Lundi matin, alors que les unités israéliennes n'avaient pas encore fait mouvement autour du QG de Ramallah, l'Autorité palestinienne a fait savoir que le plan américain ne serait mis en œuvre qu'après la levée du siège de la Basilique de la Nativité de Bethléem
(voir ci-contre).Hébron investi après une attaque meurtrière
Parallèlement, le secteur palestinien de la ville de Hébron a été investi tôt dans la matinée de lundi par un important dispositif des Forces de défense israéliennes, appuyées par des tanks et des commandos. Cette opération, qui selon un communiqué de Tsahal sera "limitée dans le temps", intervient en riposte à l'attaque sanglante d'une colonie du sud de la Cisjordanie, samedi, au cours de laquelle quatre Israéliens avaient été froidement abattus par des Palestiniens qui s'étaient infiltrés. Trois hommes, qui portaient des uniformes de l'armée israélienne, avaient pénétré dans deux maisons de l'implantation d'Adoura, tuant une femme et blessant grièvement son mari et son fils de 14 ans alors que le couple était au lit. Les trois Palestiniens ont plus tard abattu une petite fille de six ans cachée sous son lit, blessant ensuite sa mère et deux autres enfants. Sortis dans la rue, deux passants, âgés de 23 et 50 ans, ont été encore tués avant que les assaillants ne s'enfuient. L'un d'eux a été abattu par l'armée israélienne un peu plus tard, un autre lundi à Hébron. Cet attentat a été revendiqué par le Hamas et le FPLP.
Au cours de l'offensive contre Hébron, huit Palestiniens ont été tués, dont un membre des "Brigades des martyrs d'al-Aqsa" et un policier palestinien, membre de la garde personnelle de Yasser Arafat, ainsi que deux adjoints du chef des "Tanzims" pour la région. Une vingtaine de personnes auraient également été blessées, alors que les unités israéliennes étaient soutenues par des tirs d'hélicoptères.
Jénine : nouveau report, toujours des tractations |
Ariel Sharon, s'il a accepté une invitation à la Maison Blanche pour début mai, a une nouvelle fois repoussé dimanche la venue d'une mission de l'ONU pour faire la lumière sur les événements du camp de réfugiés de Jénine. Le président du Conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadeur de Russie Sergueï Lavrov, a toutefois annoncé dimanche "attendre une réponse positive d'ici à demain", lundi, sur l'envoi au Proche-Orient de cette mission, alors que le gouvernement israélien doit se réunir pour en débattre. Le groupe arabe à l'ONU a accepté ce troisième report, "à condition qu'il soit bien clair que ce sera le dernier", selon un diplomate qui a relevé, comme d'ailleurs un membre de la délégation américaine, qu'il "fallait prendre en compte les progrès enregistrés sur la question du siège de Ramallah". Selon des sources officielles israéliennes, la principale réticence de l'Etat hébreu porte sur la possibilité pour ses membres d'interroger qui ils veulent, parmi les militaires, ce qu'Israël considère comme une atteinte à sa souveraineté nationale. Lundi matin, des sources diplomatiques israéliennes affirmaient que "les tractations se poursuivent". |
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