© INTERNEC'est le secrétaire général de l'ONU qui a été chargé d'annoncer la position commune des Nations unies, des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Russie, mercredi à Madrid. Réunis autour du secrétaire d'Etat américain Colin Powell, Kofi Annan, le haut représentant pour la politique extérieure de l'Union européenne Javier Solana et les ministres des Affaires étrangères espagnol Josep Piqué et russe Igor Ivanov ont appellé Israël à un "retrait immédiat" d'Israël des territoires palestiniens occupés et à "un arrêt des hostilités" au Proche-Orient.
Les quatre parties appellent à une "application immédiate des résolutions 1402 et 1403 du Conseil de sécurité" de l'ONU, appelant à un cessez-le-feu et à la fin de la violence et des attentats au Proche-Orient, a ajouté Kofi Annan, lisant un communiqué commun USA-ONU-UE-Russie. Le retrait israélien doit "inclure Ramallah et le quartier général du président Arafat", poursuit le communiqué qui précise que les quatre parties se sont mis d'accord pour "coordonner leurs activités au Proche-Orient". Les quatre appellent également le président Arafat, "dirigeant élu et reconnu du peuple palestinien", à "entreprendre le maximum d'efforts possibles pour arrêter les attentats terroristes contre des Israéliens innocents" et "à utiliser son autorité pour persuader le peuple palestinien que toute action terroriste doit cesser immédiatement".
"Ce qui doit arriver maintenant, c'est la fin de la violence", qui "déstabilise la région et détruit cette perspective" de deux Etats, a ajouté le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, en réitérant l'appel américain à un "abandon par l'armée israélienne de ses opérations actuelles". "Nous appelons aujourd'hui à la fin de la violence et à la fin de la réponse à la violence", a-t-il souligné.
Un consensus global
Si l'on s'en tient à son seul agenda et aux supputations du bon sens, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell entamait mercredi à Madrid une étape cruciale de sa mission transatlantique. Il apparaissait clairement que son objectif était de mettre les bonnes intentions sur le papier, en termes choisis, en regard de la signature de l'essentiel des interlocuteurs qu'Ariel Sharon trouve encore crédibles. Après avoir rencontré les leader arabes "modérés", et en bons termes avec les Etats-Unis (roi du Maroc, princé héritier d'Arabie saoudite et président égyptien), il s'était rendu à Madrid pour discuter des modalités d'action envers Israël avec les représentants de l'essentiel du pouvoir diplomatique des démocraties occidentales.
Si la déclaration élaborées par les cinq hommes, au cours de leurs entretiens, n'est pas jugée trop lénifiante ou trop chimérique par Israël, Colin Powell pourra donc poser autre chose que des injonctions manichéennes ou des implorations ambiguës sur le bureau d'Ariel Sharon. Bien que l'Union européenne avait évoqué l'idée de "sanctions" contre l'Etat hébreu si celui-ci ne réagissait pas aux exhortations internationales, Colin Powell a fait savoir que l'administration Bush, de son côté, n'envisageait pas de telles mesures, qui "n'ont pas été évoquées" mercredi à Madrid.De son côté, le Premier ministre israélien a déclaré que les Etats-Unis ne devraient pas "exercer de pressions" sur Israël pour mettre fin à son offensive en Cisjordanie car il s'agit "d'une guerre de survie".
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