© INTERNELes rues des villes palestiniennes de Cisjordanie étaient quadrillées par les patrouilles de Tsahal et les unités spéciales israéliennes continuaient leurs opérations de police lundi, au sixième jour de l'opération "Voie ferme". Lancée la semaine dernière, celle-ci est destinée à paralyser l'infrastructure terroriste responsable de la vague de terreur qui a semé la mort en Israël la semaine dernière. A Ramallah, des unités blindées ont repris position autour du complexe de la Moukataa, QG où siège Yasser Arafat, isolant l'exécutif palestinien du reste de la ville. Dans les villes sous couvre-feu, les arrestations se poursuivent, visant à Hébron un haut responsable du Fatah et à Jénine un officier du renseignement palestinien et quatre de ses adjoints.
Cheikh Yassine assigné à résidence
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Parallèlement, deux hélicoptères israéliens ont mené un raid punitif dans le sud de la bande de Gaza, tirant des roquettes sur deux taxis transportant des militants du Hamas, dont le commandant de la branche militaire pour la ville de Rafah. Les six occupants sont morts, dix personnes ont été blessées alentour, dans ce que les Forces de défense israéliennes ont admis être une "attaque ciblée" visant un homme qui "préparait des attentats-suicide en territoire israélien. Aussitôt, un dirigeant du Hamas, Ismaïl Abou Chanab, a menacé Israël de représailles après la mort de ses militants, assurant que "cet acte criminel" ne resterait "pas impuni". Dans l'après-midi, le Premier ministre Ariel Sharon a fait savoir qu'Israël planifiait "une opération massive contre le Hamas", dont l'opération du matin n'était que "le début".
Appel urgent de réservistes
De fait, pour faire face à une opération qui pourrait durer jusqu'à la fin de la construction de la clôture séparant les zones palestiniennes et le territoire d'Israël, l'état-major a rappelé en urgence plusieurs brigades de réservistes en renfort de ses unités de Cisjordanie. Présentes désormais dans six villes autonomes palestiniennes, les Forces de défense israéliennes contrôlent toujours, outre Ramallah, Tulkarem, Jénine, Kalkilya, Bethléem et Naplouse. Le ministre israélien des Affaires étrangère Shimon Peres a assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de réoccuper pour toujours les villes palestiniennes ou tout autre secteur de la bande de Gaza et de Cisjordanie", assurant en outre qu'il resterait au gouvernement "tant qu'existera l'espoir de relancer des négociations avec les Palestiniens".
Les travaillistes en action |
Le ministre israélien de la Défense Benyamin Ben Eliezer a dit vouloir démanteler des colonies juives installées "illégalement" en Cisjordanie, a rapporté lundi la radio publique israélienne. M. Ben Eliezer, qui s'exprimait lors d'une réunion de la commission gouvernementale sur les Affaires étrangères et la Sécurité, a dit qu'il allait faire démanteler quelques unes de ces colonies dans les jours qui viennent. Bien que le gouvernement soit actuellement en train de vérifier la légalité de plusieurs de ces implantations sauvages qui se sont récemment développées, il n'y a pas de relation entre cet examen et la décision du ministre d'en démanteler certaines, a précisé la radio. En outre, Shimon Peres a affirmé lundi qu'il était prêt à démissionner au cas où le gouvernement déciderait de créer une "zone tampon" dans la vallée du Jourdain, le long la partie orientale de la Cisjordanie, proposition présentée dimanche lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement par son collègue de la Défense Binyamin Ben Eliezer, membre lui aussi du parti travailliste. |
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