© INTERNEAu Pakistan, la tradition veut que les crimes et délits mettant en cause l’honneur d’une tribu soient punis en dehors de la loi officielle. Ce sont alors les chefs des tribus, réunis en conseil, qui rendent eux-même la justice. Et décident de la sentence à appliquer.
Fin juin, à Meerwala, dans le sud du Pendjab, le conseil de la tribu Mastoi, appartenant à une caste sociale élevée, a donc condamné une jeune fille de 18 ans de la tribu Gujar, d'une caste inférieure, à être violée par quatre hommes. Son seul tort ? Son frère, âgé de 11 ans, avait marché seul, sans chaperon, en compagnie d’une Mastoi, dans un endroit désert du village où vivent les deux tribus. Les Mastoi considéraient que leur honneur avait été sali. Pour le réparer, ils ont exigé le viol de la sœur du "fautif". La jeune adolescente a donc été extraite de sa maison, trainée sur la place centrale et violée à quatre reprises, devant une foule enjouée.
Le père de la victime a déjà porté plainte contre les quatre violeurs. La police a également interpellé huit parents des suspects pour forcer ceux-ci à se rendre. "Nous n’épargnerons pas nos efforts" affirme le chef de la police locale. La Commission des droits de l’homme du Pakistan a quant à elle demandé que tous les personnes ayant un rapport avec le viol soient traduites en justice. Et elle plaide pour la suppression des jugements tribaux.
Lapidé à mort pour avoir blasphémé Jeudi soir, Zahid Mahmood Akhtar, 48 ans, a été emmené dans un parc près de la ville de Chak Jhumra, dans la province du Punjab, au Pakistan, où il a été lapidé à mort, selon la police. L'homme, qui souffrait de problèmes psychiques, avait affirmé la semaine dernière être "le dernier prophète de l'islam". Un conseil de village l'avait alors banni du village, selon un témoin, Asghar Hussain. Mais Zahid Mahmood Akhtar était revenu chez lui jeudi. Des villageois s'étaient alors plaints auprès du mollah, qui avait appelé par haut-parleur à l'exécuter. La famille de Zahid Mahmood Akhtar a enterré le corps, sans porter plainte, par crainte de représailles, selon la police qui a depuis ouvert une enquête. Le mois dernier, toujours dans le Punjab, un homme de 25 ans converti au christianisme avait été reconnu coupable d'avoir tenu des propos "blasphématoires" envers l'islam et condamné à la peine de mort, en vertu d'une loi datant de 1985. |
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