© INTERNEToute la station balnéaire de Marbella, lieu de villégiature de la jet-set sur la Costa del Sol, et donc rompue à la venue de VIP ne parle que de "ça" : l’arrivée du roi Fahd d'Arabie Saoudite et de sa très nombreuse suite serait imminente. Nul n’a pu confirmer l’heure, ni même le jour de la venue de l’altesse royale, car pour des raisons de sécurité, le consulat d'Arabie Saoudite à Malaga, et les autorités espagnolessont restées muettes.
Un été à 90 millions d’euros
Si la venue du roi Fahd fait autant vibrer la Costa del Sol toute entière, c’est que ses dépenses et celle de son entourage, qui varie de 400 à 3000 personnes, représentent immanquablement, une véritable manne financière pour la ville, voire la région à laquelle il accorde ses faveurs. Selon le gérant de l'association des commerçants et professionnels de Marbella, Francisco Garcia, son dernier séjour lors de l'été 1999 avait rapporté la bagatelle de 90 millions d'euros (589,5 millions de francs) à l'économie locale et créé plus de 500 emplois saisonniers. Le fait que la venue du roi prodigue ne soit, pour l’instant qu’une rumeur, n’empêche en rien la presse locale de se livrer à de savantes projections des dépenses saoudiennes. Les chiffres donnent le vertige, on parle de quelque cinq millions d'euros par jour, "flambés" en hôtels, restaurants, stations-services, et autres cadeaux plus ou moins sompteux. Quelque 300 chambres auraient déjà été retenues dans des hôtels de luxe et autant dans des établissements de quatre et trois étoiles de Marbella, Estepona, Mijas et Fuengirola.
Visites régulières de chefs d’états
Le roi Fahd, accompagné de sa suite de quelque 400 personnes, vient de passer deux mois et demi dans son palais de la commune de Collonge-Bellerive, au bord du Lac Léman (Suisse). Agé de 80 ans, et déjà victime, en 1995, d'une embolie cérébrale, le roi a subi une opération aux deux yeux, à l'hôpital public de la ville. Sa santé précaire l’avait conduit à délaisser peu à peu les affaires du royaume, premier producteur mondial de pétrole, au profit du prince Abdallah, son demi-frère. Ce retrait graduel de la politique n’a pas rebuté les chefs d’états, et non des moindres, qui ont rendu visite au souverain. Le roi Abdullah II de Jordanie, le président Bouteflika d'Algérie, le président Moubarak d'Egypte, le président des Emirats arabes unis, et le président français Jacques Chirac se sont succédés dans le palais suisse de la cour saoudienne, sans que rien ne filtre vraiment sur la teneur de leurs entretiens.
Loin de ces préoccupations géo-politiques, à Marbella on guette avec ferveur le Boeing 747 privé et l'avion hôpital du roi saoudien, car sa venue pourrait bien faire la différence entre une saison d'été mitigée, ou magnifique
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