© INTERNEIls sont "plutôt satisfaits" et "prêts à recommencer". Thierry Mariani, Didier Julia et Eric Diard, les trois députés UMP qui viennent d'effectuer une visite controversée de quatre jours en Irak, sont rentrés hier soir. Dès leur descente d'avion sur le tarmac du Bourget, les parlementaires se sont déclarés "complètement surpris" par les réactions provoquées par ce voyage.
Thierry Mariani a décrit ce déplacement comme "l'histoire toute simple de parlementaires qui croient que les parlementaires ont encore un rôle à jouer dans ce pays". La France est "le seul pays" où un tel voyage "déclenche une telle polémique". Outré par les réprimandes de Matignon et de l’Elysée, le député du Vaucluse a remis le couvert ce matin en soulignant sur les ondes de RMC l’importance économique de l’Irak pour la France. "La France est le 2ème client de l'Irak derrière les Russes", a-t-il fait valoir en estimant que les entreprises françaises avaient besoin "de temps en temps de contacts politiques pour les relayer". S’il reconnaît que le régime de Bagdad n'est pas démocratique, Mariani s’interroge : "est-ce que pour autant on doit faire la guerre à ce pays?"
L’Irak veut un calendrier, Bush veut frapper
Le ministre irakien des Affaires étrangères a déclaré mardi soir à New York que l’Irak "était prêt à unereprise rapide et immédiate des inspections" de l'ONU en matière de désarmement. Naji Sabri a précisé que les entretiens qui ont commencé hier entre Hans Blix, le chef des inspecteurs en désarmement, et des responsables irakiens étaient destinés "à fixer les dates afin que nous puissions passer immédiatement à la mise en oeuvre de nos décisions".
Mais George W. Bush ne l’entend pas de cette oreille. Mardi, il a maintenu la pression en déclarant qu’il était "temps d'agir contre Saddam Hussein et de garantir la paix. Il est temps pour les Nations Unies d'agir", a affirmé le président des Etats-Unis lors d'une visite à Nashville (Tennessee, sud). Lors d'un discours, George W. Bush a ajouté que les Etats-Unis "ne permettraient pas aux pires dirigeants du monde de menacer nos amis et nos alliés de la pire façon que ce soit". Dans d'autres déclarations faites dans une école de Nashville, il a affirmé que les Nations Unies ne doivent pas "se faire avoir" par Saddam Hussein.
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