Législatives cruciales pour la normalisation en Macédoine

Par (afp), le 15 septembre 2002 à 07h59 , mis à jour le 15 septembre 2002 à 08h05

Les électeurs macédoniens se rendent aux urnes ce dimanche pour renouveler leur Parlement. Un an après la conflit armé entre Macédoniens majoritaires et Albanais, ces législatives sont une étape importante de la normalisation.

carte macedoine © INTERNE

Les élections législatives de ce dimanche en Macédoine constituent une étape cruciale de la normalisation des relations entre les Macédoniens majoritaires et les Albanais, un an après la fin d'un conflit armé inter-ethnique qui a fortement menacé la stabilité du pays. Plus de 1,6 million d'électeurs dans six circonscriptions sont appelés à pourvoir les 120 sièges du parlement, au cours d'un scrutin considéré comme étant à haut risque, d'autant que la campagne électorale a été entachée d'incidents ayant notamment entraîné la mort de trois policiers.

La communauté internationale, artisan d'une paix demeurée fragile dans cette ancienne république yougoslave devenue indépendante fin 1991, a plus d'une fois exprimé son inquiétude au cours des dernières semaines quant au déroulement des élections, et a multiplié les mises en garde aux dirigeants politiques.Le renouvellement du parlement --qui sera surveillé par quelque 800 observateurs-- avait été préconisé lors de l'accord de paix signé le 13 août 2001 à Ohrid (ouest) par les principaux partis parlementaires macédoniens et albanais. Cet accord a mis un terme à sept mois d'affrontements qui avaient commencé en février dans la région essentiellement albanophone de Tetovo et s'étaient rapidement étendus au nord du pays, faisant entre 70 et 150 morts.

Bilan positif du processus de paix

En dépit de la persistance de tensions dans le pays, la communauté internationale qui a présidé à la signature de l'accord d'Ohrid a dressé un bilan largement positif de l'application du processus de paix. "Beaucoup de choses ont été réalisées. Sur la vingtaine de lois programmées à Ohrid, une quinzaine a été votée par le parlement sortant", s'est notamment félicité Alain Le Roy, le représentant spécial de l'UE à Skopje.  Ces lois ont élargi les droits de la minorité albanaise (près d'un tiers des deux millions d'habitants de la Macédoine), comme le réclamaient unanimement les partis albanais ainsi que les rebelles de l'Armée de libération nationale (UCK), dissoute aujourd'hui.

Pressé par l'Occident, le président Boris Trajkovski a proclamé l'amnistie pour un millier d'anciens membres de l'UCK et l'ex-chef politique de la rébellion, Ali Ahmeti, a désormais placé son combat sur le terrain politique. Avec son mouvement, l'Union démocratique pour l'Intégration (UDI) qu'il a créé en juin dernier, il est en tête des intentions de vote devant le principal parti d'opposition macédonien, l'Union sociale-démocrate (SDSM) de Branko Crvenkovski, selon les derniers sondages.

  • La Macédoine prête à changer de nom ?

    Le conflit qui oppose l'ancien pays communiste à la Grèce dure depuis presque 30 ans. Lundi, le Premier ministre macédonien a déclaré que son pays était prêt à trouver une solution avec son voisin héllène. Cette discorde empêche la Macédoine d'être reconnue sur la scène internationale.

    Publié le 22/08/2011 La Macédoine prête à changer de nom ?
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Par (afp) le 15 septembre 2002 à 07:59
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