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Israéliens étaient donc appelés mardi 28 janvier 2003 à choisir quelle force dirigera leur Etat durant les quatre prochaines années, en théorie. En théorie seulement, car la précarité des gouvernements est une seconde nature depuis que la démocratie israélienne a pris en compte la question palestinienne, que ce soit pour la mépriser silencieusement, l'exclure catégoriquement, l'explorer seulement ou exiger qu'elle soit résolue.Le Premier ministre sortant
Ariel Sharon avait toutes les chances d'être réélu, à la faveur d'un mode de scrutin qui lui est favorable, sauf si le travailliste Amram Mitzna venait à contredire les sondages. Dans l'ombre, derrière eux, se tenait le libéral ultra-laïque Tommy Lapid, bateleur populaire entraînant avec lui le petit parti centriste Shinouï. Au fond, seul lui a créé la surprise lors de la campagne électorale, et non l'un des douze mouvements qui s'éparpillent régulièrement dans la Knesset et dans les gouvernements, et qui feront le paysage politique de demain.Pour comprendre pourquoi Ariel Sharon est si populaire, il ne faut pas oublier qu'en arrière plan, il y a cette
Intifada al-Aqsa qui a stupéfait des Israéliens qui avaient cru que la paix arrivait. Et qui, soudain, se retrouvent en position d'accusés alors qu'ils estiment constituer la nation agressée. Mais de l'autre côté des check-points, côté palestinien, l'on n'entend désespérement rien à cela.ISRAËL 2003 |
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