© INTERNEJacques Chirac a eu jeudi soir un "tête-à-tête" avec le président zimbabwéen Robert Mugabe, selon la porte-parole de l'Elysée. Tête-à-tête ou face-à-face ? On n'en saura guère plus, Catherine Colona ayant refusé de faire d'autre commentaire qu'un : "le chef de l'Etat a exprimé sa préoccupation" à propos de la situation au Zimbabwe.
La présence de M. Mugabe au 22e sommet France-Afrique (nos liens), en dérogation de sanctions européennes pour atteintes graves aux droits de l'Homme, a suscité de vives critiques, des organisations non gouvernementales et de plusieurs capitales occidentales dont la Grande-Bretagne. Parmi les méfaits reprochés au régime zimbabwéen, la politique d'expropriation des fermiers blancs, parfois au prix du sang.
"En face"
Si d'aucuns ont pu qualifier de "froide" la poignée de main entre Chirac et Mugabe l'après-midi lors de l'ouverture du sommet, le président africain n'en était pas moins invité le soir au dîner de l'Elysée en compagnie de son épouse Grace. Tout sourire, le couple Mugabe a posé pour les photographes, main dans la main, au pied des marches du perron du palais présidentiel.
Plus tôt, la porte-parole de l'Elysée avait tenté de justifier la présence de cet hôte dérangeant en affirmant que "l'ensemble des pays africains sont par tradition invités" à ces sommets, ajoutant : "c'est ce qui fait leur intérêt". La veille, le ministre délégué à la Coopération, Pierre-André Wiltzer, avait avancé un argument plus solide. Paris ne pense pas que la "politique du silence, du boycott, de l'embargo soit la plus efficace", avait-il estimé. "Quand il y a des choses à se dire, il faut se les dire en face", avait-il déclaré. Chose faite ?
|
(Photo LCI : Robert et Grace Mugabe sur le perron de l'Elysée)
Retour MYTF1
Chargement en cours...




