Chirac rencontre Mugabe

Par DjS, le 21 février 2003 à 09h46 , mis à jour le 21 février 2003 à 11h15

Le président français a eu un entretien avec son homologue du Zimbabwe, le très contesté Robert Mugabe, jeudi soir en marge du 22e sommet franco-africain qui se tient en ce moment à Paris.

Robert et Grace Mugabe à l'Elysée (AFP) © INTERNE

Jacques Chirac a eu jeudi soir un "tête-à-tête" avec le président zimbabwéen Robert Mugabe, selon la porte-parole de l'Elysée. Tête-à-tête ou face-à-face ? On n'en saura guère plus, Catherine Colona ayant refusé de faire d'autre commentaire qu'un : "le chef de l'Etat a exprimé sa préoccupation" à propos de la situation au Zimbabwe.

La présence de M. Mugabe au 22e sommet France-Afrique (nos liens), en dérogation de sanctions européennes pour atteintes graves aux droits de l'Homme, a suscité de vives critiques, des organisations non gouvernementales et de plusieurs capitales occidentales dont la Grande-Bretagne. Parmi les méfaits reprochés au régime zimbabwéen, la politique d'expropriation des fermiers blancs, parfois au prix du sang.

"En face"

Si d'aucuns ont pu qualifier de "froide" la poignée de main entre Chirac et Mugabe l'après-midi lors de l'ouverture du sommet, le président africain n'en était pas moins invité le soir au dîner de l'Elysée en compagnie de son épouse  Grace. Tout sourire, le couple Mugabe a posé pour les photographes, main dans la main, au pied des marches du perron du palais présidentiel.

Plus tôt, la porte-parole de l'Elysée avait tenté de justifier la présence de cet hôte dérangeant en affirmant que "l'ensemble des pays africains sont par tradition invités" à ces sommets, ajoutant : "c'est ce qui fait leur intérêt". La veille, le ministre délégué à la Coopération, Pierre-André Wiltzer, avait avancé un argument plus solide. Paris ne pense pas que la  "politique du silence, du boycott, de l'embargo soit la plus efficace", avait-il estimé. "Quand il y a des choses à se dire, il faut se les dire en face", avait-il déclaré. Chose faite ?

          D'un dictateur à l'autre...

Ironie du sort, une autre personnalité contestée se trouvait jeudi soir dans la capitale française. Fidel Castro, le président cubain, était en effet descendu pour une nuit dans un grand hôtel parisien lors d'une escale "technique" sur sa route pour le sommet des non-alignés de Kuala Lumpur. Aussi court fut ce séjour, il n'en fut pas moins remarqué. A leur grande surprise, les opposants au régime cubain on vu sortir du palace Gérard Depardieu qu'ils ont aussitôt hué. "Ce n'est pas lui que j'ai vu", a assuré l'acteur français, soupçonné par les opposants en exil d'être un ami du Leader Maximo cubain.
  

(Photo LCI : Robert et Grace Mugabe sur le perron de l'Elysée)

Par DjS le 21 février 2003 à 09:46
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