© INTERNEAlors que la menace de guerre en Irak se fait de plus en plus pressante, l'armada américaine s'installe dans plusieurs pays proches du pays de Saddam Hussein. Sur les bases aériennes, des équipages chargés des drones accumulent les vols d'entraînement, voire les missions opérationnelles dans le ciel irakien. Ces avions sans pilotes sont de véritables machines de guerre qui ont déjà fait leurs preuves, notamment en Aghanistan. Initialement, les drones ont surtout servi aux missions de reconnaissance aériennes, à basse ou très haute altitude.
Peu à peu les spécialistes des forces spéciales ont compris que ces avions télécommandés très haut de gamme, pourraient être armés de missiles, et changer de rôle, sur le terrain. Le 7 octobre 2001, le mollah Omar, le leader des taliban afghans a bien failli être la première victime d'un drone de type Predator. Repéré, il n'a survécu à cette rencontre nocturne que grâce à la lenteur des officiers américains à ouvrir le feu.
Les drones sont une menace permanente
Les drones sont capables d'intervenir le jour, la nuit, volent plus de 20 heures pour certains, et représentent une menace permanente pour leurs cibles. Le 3 novembre 2002, un predator qui aurait décollé de Djibouti a tiré un missile anti-char sur une voiture au Yemen. Dans celle-ci, selon la presse yéménite, et américaine, se "trouvait un haut responsable d'Al quaïda, Qaed Salim Sinan al-Harethi, et quatre hommes." Ce dernier, accusé par la CIA d'être un des organisateurs de l'attentat contre le navire américain USS Cole (dans le port d'Aden, à l'automne 2000), avait échappé plusieurs fois à des tentatives d'arrestation. Ce succès, et d'autres non dévoilés pour "des raisons de sécurité" ont renforcé la volonté de la Darpa (Defense Advanced Research Project Agency), de développer d'autres types d'avions sans pilotes, mais de petite taille. Désormais, l'innovation vient de la miniaturisation des drones, qui servent à renseigner les militaires sur ce qui se passe "sur la colline d'à côté".
Dans ce cadre, les Marines testent depuis trois ans un tout petit avion électrique, dont le nom de code est : "œil du dragon". Selon le Wall Street Journal (12 février), qui cite Martin Cowley, un chercheur d'AeroVironment, un fabricant de drones, le programme est un succès. "L'œil du dragon" se lance avec une "fronde géante", puis se dirige sur son objectif à 64 km/heures, sans un bruit. Equipé de minuscules caméras, il retransmet alors le paysage qui défile sous ses ailes durant une heure. Cette petite merveille de technologie tient dans un sac à dos, et surtout a un coût de fonctionnement dérisoire, au regard d'un prédator, ou du géant Global Hawk qui vole jusqu'à 20000 mètres d'altitude, et coûte des millions de dollars.
Photo US Air Force : Drone Predator armé d'un missile "hellfire"
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