Irak : "pas besoin du veto actuellement"

Par F.A., le 11 février 2003 à 15h52 , mis à jour le 11 février 2003 à 21h41

Lors de son interview mardi soir sur TF1, Vladimir Poutine a expliqué qu'il n'y avait "pas de nécessité d'utiliser le droit de veto actuellement" à l'ONU. Auparavant, le président russe avait été reçu à Matignon, au Sénat et à l'Assemblée.

vladimir poutine tf1 plan large © INTERNE

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Vladimir Poutine a poursuivi mardi sa visite d'Etat de trois jours en France. Interrogé sur TF1 par Patrick Poivre d'Arvor lors du JT de 20h, le président russe a abordé trois sujets importants : l'Irak, la situation en Tchétchénie et la lutte contre le terrorisme.

Au lendemain du rapprochement franco-allemand-russe sur la gestion de la crise irakienne, le chef du Kremlin souligne qu'"il n'est pas question de créer un bloc ou un axe dirigé contre qui ce soit. Nous voulons une solution conforme aux normes du droit international. La France, l'Allemagne et la Russie essayent de trouver une solution pacifique à une grave crise internationale. Ce serait une grave erreur que de se laisser aller à une action unilatérale en dehors du droit international". Concernant l'éventuelle utilisation de son droit de veto à toute nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU impliquant le recours à la force, le numéro un russe explique qu'il n'en voit "pas actuellement la nécessité".

"Les civils peuvent pâtir" de la guerre en Tchéchénie

Interrogé sur les liens éventuels entre le réseau Al Qaïda et l'Irak, Vladimir Poutine note que les "services spéciaux (russes) ne nous ont pas apporté de telles informations. Il n'y a rien de fiable, rien tout simplement, mais bien sûr nous allons vérifier et vérifier toutes les informations que nous avons reçues".

Sur la guerre en Tchétchénie, il a admis que "les civils peuvent bien sûr pâtir" des combats et des opérations anti-terroristes. "Nous comprenons l'inquiétude de nos partenaires occidentaux, y compris de nos partenaires français. Nous en avons beaucoup parlé aujourd'hui dans le cadre de nos conversations à Paris".

Suite et fin mercredi

Avant cet entretien sur TF1, Vladimir Poutine avait poursuivi sa tournée des palais nationaux. Après l'Elysée lundi, il avait été accueilli dans la matinée par Christian Poncelet au Sénat et par Bertrand Delanoë à l'Hôtel de Ville de Paris. Le maire de la capitale l'a notamment interpellé sur la nécessité de "trouver une solution politique en Tchétchénie".  Le président russe a ensuite déjeuné à Matignon avec Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin, Francis Mer, Claudie Haigneré et Dominique Bussereau. Ont suivi dans l'après-midi une réception l'Institut de France avec les Académiciens, une rencontre avec une cinquantaine de chefs d'entreprises au Pavillon Gabriel et un entretien au Palais Bourbon avec Jean-Louis Debré, le président de l'Assemblée nationale.

Vladimir Poutine termine son séjour en France ce mercredi à Bordeaux avec notamment une visite d'une usine d'électronique travaillant pour l'armée et du Château Cheval Blanc pour y déguster un des grands crus de Saint-Emilion.

(photo : Vladimir Poutine au JT de TF1)

Par F.A. le 11 février 2003 à 15:52
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