Irak : les principaux points du second rapport

Par F.A., le 14 février 2003 à 21h11 , mis à jour le 14 février 2003 à 21h41

Les chefs des inspecteurs ont expliqué au Conseil de sécurité de l'ONU qu'ils n'avaient pas découvert d'activité nucléaire interdite. Ils proposent donc de prolonger leur travail, affirmant que le "désarmement de l'Irak est possible" à court terme.

blix elbaradei © INTERNE

Visionnez notre diaporama sur la séance du Conseil de sécurité

Voici les principales conclusions du second rapport (ndlr : le premier avait été présenté le 27 janvier dernier) sur le désarmement de l'Irak de Hans Blix, directeur exécutif de la Commission de contrôle de vérification et d'inspection des Nations Unies (Cocovinu) et de Mohamed ElBaradei, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

  • LES PROGRES

- depuis la présentation du premier rapport, "la situation s'est améliorée, notamment en matière de coopération"

- la période "nécessaire pour parvenir à un désarmement de l'Irak grâce aux inspections pourrait être courte en cas de coopération immédiate, active et inconditionnelle" de Bagdad

- aucune preuve d'activité nucléaire ou d'activité liée au nucléaire interdite en cours n'a été découverte en Irak or "l'expérience de l'AIEA en matière de vérification nucléaire prouve qu'il est possible, particulièrement avec un système intrusif de vérification, d'évaluer la présence ou l'absence d'un programme nucléaire, même sans la coopération totale des autorités du pays inspecté"

- mise en doute de l'interprétation américaine des photos satellites présentées la semaine dernière par Powell

- "pas de preuve" que l'Irak "savait à l'avance" où iraient les inspecteurs pour chercher des armes de destruction massive

- l'adoption par le parlement irakien  d'une loi interdisant les armes de destruction massive est un "pas dans la bonne direction"

- les entretiens en privé avec les scientifiques irakiens ont été facilités

- la reprise des inspections aide à savoir ce que l'Irak a fait après le départ des inspecteurs en 1998

- Bagdad accepte l'offre sud-africaine de lui fournir des experts en désarmement

  • LES VIOLATIONS MINEURES AUX RESOLUTIONS

- L'Irak dispose de missiles dont la portée est supérieure à celle autorisée par les résolutions de l'Onu

- L'Irak doit rendre compte des stocks d'anthrax et de gaz qu'il est présumé détenir

- L'Irak n'a pas expliqué l'absence de "nombres d'armes et équipements interdits"

- les nouveaux documents donnés par l'Irak ne fournissent pas de clarification aux problèmes soulevés auparavant

(photo : Mohamed ElBaradei et Hans Blix)

Par F.A. le 14 février 2003 à 21:11
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