© INTERNELes pressions exercées par le principal bailleur de fonds de l'Autorité palestinienne, l'Union Européenne, mais aussi par l'ONU et la Russie, semblent avoir un impact sur les dirigeants palestiniens. Vendredi, à l'issue d'un entretien à Ramallah avec Yasser Arafat, le coordinateur spécial de l'ONU pour le Proche-orient, Terje Roed-Larsen, a annoncé que celui-ci devrait nommer un Premier ministre à la fin de la semaine prochaine.
Peu après, un responsable palestinien a toutefois précisé qu'à sa connaissance, cette nomination aurait "probablement" lieu le 11 mars, à l'occasion d'une session du Conseil législatif palestinien (le Parlement). Cette nomination pourrait être un facteur déterminant dans l'avancée des négociations de paix avec Israël. La création d'un poste de Premier ministre est en effet considérée comme cruciale par l'UE, les Etats-Unis, l'ONU et, bien entendu, Israël, dont le but est de reléguer Yasser Arafat à un rôle essentiellement honorifique.
Un audit de Standard & Poor's
Bien plus surprenante est la présentation faite vendredi d'un "audit" des finances palestiniennes. Pour le ministre palestinien des Finances, Salam Fayad, cette décision "marque une étape décisive dans les efforts de transparence de l'institution". Ce document de 345 pages, intitulé "Premier rapport d'expertise et de transparence au 1er janvier 2003", a été élaboré par l'agence américaine de notation financière Standard & Poor's. Il dresse une liste de 79 compagnies commerciales locales et internationales, propriétés de l'Autorité palestinienne ou contrôlées par elle, évaluées au total à 600 millions de dollars, avec une rentabilité annuelle moyenne de 30 millions de dollars.
"Ce rapport a été publié tel quel, nous ne l'avons pas touché", a assuré M. Fayad, depuis peu à la tête du Fonds d'investissement palestinien (FIP), chargé d'administrer les avoirs de l'Autorité palestinienne. Certains aspects du rapport ne ménagent pas plusieurs entreprises. Par exemple, la "Compagnie du ciment", évaluée à 54 millions de dollars, est critiquée pour son "activité monopolistique et anticoncurrentielle, ses relations biaisées ou préférentielles avec l'Autorité palestinienne, ou ses fonctionnaires et sa corruption".
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