© INTERNELe chef de la rébellion centrafricaine, le général François Bozizé (photo), s'est autoproclamé dimanche "président de la République", a dissous l'Assemblée nationale, imposé un couvre-feu sur tout le pays, suspendu la Constitution et limogé le gouvernement au lendemain d'un coup d'Etat éclair déclenché à Bangui en l'absence du président élu Ange-Félix Patassé.
Dimanche, aucun combat n'a été signalé à Bangui, où se déroulaient des scènes de pillage. Mais des tirs sporadiques ont continué de retentir. Le bilan du coup d'Etat était encore inconnu. Mais au moins cinq morts et des dizaines de blessés étaient à l'hôpital. Trois soldats congolais de la force africaine déployée à Bangui ont également été tués samedi.
Evacuation de Français
Deux Transall de l'armée française ont évacué dimanche soir environ 70 Français de Bangui qui souhaitaient quitter la ville.
Les hommes de Bozizé ont profité samedi de l'absence du président Patassé, qui se trouvait à Niamey où il avait participé à un sommet de chefs d'Etat, pour attaquer Bangui, sans rencontrer de réelle résistance. L'avion du président Patassé, qui devait regagner Bangui samedi après-midi a été dérouté vers la capitale camerounaise, Yaoundé où il a passé la nuit à l'hôtel Hilton en compagnie de son épouse et d'une délégation centrafricaine.
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