© INTERNEWashington - Bush "heureux"
Selon son porte-parole Ari Fleischer, le président George W. Bush est "heureux" que les Irakiens manifestent leur désir d'être libres. Le président estime toutefois que "la plus grande prudence" doit encore être observée face au déroulement des événements. "La guerre n'est toujours pas terminée", a prévenu le porte-parole de la présidence américaine, mais les scènes de liesse à Bagdad montrent que "si on lui donne la chance d'être libre, le peuple irakien la prend".
Paris - La France "se réjouit de la chute de la dictature"
Jacques Chirac "se réjouit de la chute de la dictature de Saddam Hussein" et affirme que l'urgence est l'acheminement de l'aide humanitaire, a indiqué jeudi la présidence de la République dans un communiqué. "Il est nécessaire maintenant de créer les conditions qui rendront au peuple irakien sa dignité dans la liberté retrouvée". "L'urgence est de permettre sans délai l'acheminement de l'aide en Irak de l'aide humanitaire sous toutes ses formes. Dès que possible, après la phase nécessaire de sécurisation, l'Irak doit retrouver avec la légitimité donnée par les Nations Unies sa pleine souveraineté dans une région stabilisée", a ajouté la présidence.
Ryad - "L'occupation doit finir le plus tôt possible"
"Le gouvernement de Bagdad avec lequel nous traiterons, c'est celui que choisira le peuple irakien. Nous n'anticiperons pas les événements, nous accepterons tout ce que décidera le peuple irakien", a déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, lors d'une conférence de presse. "La voie doit être ouverte au peuple irakien pour qu'il choisisse les moyens par lesquels il veut gérer ses propres affaires, et l'occupation doit finir le plus tôt possible", a ajouté le ministre saoudien.
Londres - Blair "enchanté"
Le Premier ministre britannique a regardé les images transmises en direct depuis Bagdad par les chaînes de télévision et a été "enchanté" de voir les réactions de la population, a déclaré mercredi le porte-parole officiel de Downing Street.
Londres - "Quand pouvons-nous rentrer en Irak ?"
Mercredi, des Irakiens en exil inondaient d'appels l'Association de la communauté irakienne. "Des gens appellent en demandant: 'Quand pouvons-nous rentrer en Irak?', a déclaré Chaza Besarani, de l'Association de la communauté irakienne, basée à Londres. "Je ne cesse de recevoir des appels", a-t-elle ajouté. "J'entends des gens pleurer au téléphone depuis ce matin". "Ils veulent rentrer maintenant, a-t-elle dit. Ils veulent y aller dès la semaine prochaine. Ils disent: 'Aidez-moi à le faire'". "Ils ont vécu hors d'Irak pendant 24 ou 25 ans. C'est eux les plus enthousiastes. Ils veulent rentrer, mais les frontières sont fermées".
Espagne - "Le Mur de Bagdad est tombé"
Le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar a estimé que la prise de Bagdad par les Américains était "un moment historique" et a comparé "la chute du mur de Bagdad" à celle du mur de Berlin en 1989. "Je veux exprimer mes félicitations au peuple de Bagdad qui a su se libérer de cette tyrannie et aussi ma reconnaissance aux forces de la coalition qui ont rendu possible cette nouvelle situation".
Berlin - "Signes réjouissants" de la fin de la guerre
Le chancelier allemand Gerhard Schröder a salué mercredi à Berlin les "signes réjouissants" d'une possible fin de la guerre en Irak, ajoutant que l'objectif était maintenant de "transformer la victoire militaire en gain politique". "Il y a des signes réjouissants qui montrent que cela pourrait bientôt être la fin de la guerre", a déclaré le chancelier lors d'une conférence de presse commune avec le Premier ministre ukrainien, Viktor Ianoukovitch. "Nous sommes aussi d'accord sur l'objectif qui consiste maintenant à transformer une victoire militaire, probable et souhaitable, en un gain politique. Et ce sera uniquement le cas si l'on parvient à une stabilité politique et économique dans la région", a-t-il poursuivi. Le dirigeant allemand a également réaffirmé que les Nations unies "devaient jouer un rôle central dans le processus de paix et de stabilisation naissant. Et d'après ce qu'on sait, c'est certainement le rôle" que jouera l'Onu, a-t-il affirmé.
Amman - "Le peuple irakien doit décider de son futur"
"Le peuple irakien doit décider du futur de l'Irak et de ses dirigeants, en l'état actuel" des choses, a déclaré mercredi à l'AFP le ministre jordanien des Affaires. Il ne revient à "aucune autre partie" de le faire, a-t-il souligné, affirmant que "c'est la position ferme de la Jordanie". Le ministre jordanien a souligné l'importance "de préserver la sécurité intérieure de l'Irak et ne pas permettre qu'elle s'effondre, cela aurait des répercussions graves".
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