© INTERNEAméricains et Israéliens sont parvenus à un accord sur le plan de paix international dit "feuille de route", alors que les minces espoirs de reprise du dialogue semblaient proches de l'extinction. Le Premier ministre israélien Ariel Sharon n'entendait pas accepter tel quel le document sans que quelques objections fussent prises en compte. De son côté, le nouveau chef du gouvernement palestinien Mahmoud Abbas se refusait à accomplir quelque geste que ce soit sans que qu'Israël ne s'engage pleinement dans le processus décrit par le document.
A la suite des attentats du week-end, Ariel Sharon avait même annulé son voyage à Washington, au cours duquel il devait présenter ses amendements au président américain. Mais, soumis à une forte pression internationale, il avait tout de même dépêché à la Maison Blanche son directeur de cabinet Dov Weisglass.
"Acceptation qualifiée"
Or, c'est lui qui est parvenu à formuler un mécanisme avec les conseillers de George W. Bush, mécanisme dont les derniers aspects ont été bouclés vendredi. Il s'agit pour les Israéliens d'afficher une "acceptation qualifiée" du plan de paix en l'état, tandis que la Maison Blanche s'engage à faire valoir les "importantes préoccupations" d'Israël durant l'application du processus de paix. La déclaration publiée vendredi après-midi par la Maison Blanche stipule clairement que "les Etats-Unis partagent le point de vue d'Israël qu'il s'agit là de préoccupations réelles, et en tiendront pleinement et sérieusement compte, dans la mise en oeuvre de la feuille de route". De son côté, Ariel Sharon s'est engagé à soumettre le document international à l'approbation de son gouvernement, peut-être dans la journée de dimanche.
Les gouvernements israéliens refusent depuis le début de tous les processus de paix d'accepter sans nuances le "droit au retour" des réfugiés palestiniens et d'ordonner de but en blanc le démantèlement de toutes les colonies dans les territoires occupés depuis la Guerre des Six-Jours en 1967.
Mais enfin, selon un responsable de la présidence américaine cité par le Washington post, l'objectif principal des Américains étaient "d'avancer" et ce compromis, selon eux, permettrait de le faire. Reste aux Palestiniens à accepter cette avancée conditionnelle, alors que Mahmoud Abbas a toutes les peines du monde à maîtriser les éléments les plus radicaux de la société palestinienne.
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