© INTERNEPour le ministre israélien des Affaires étrangères, la cause est entendue : un moratoire sur les attentats n'est pas une alternative au désarmement des mouvements armés palestiniens. "Il est impensable que le cessez-le-feu soit temporaire, a expliqué Silvan Shalom à la radio publique, et que dans quelques mois les Palestiniens reprennent unilatéralement la violence, après avoir profité du répit pour reconstituer leurs forces".
Entre-temps, néanmoins, des responsables des services de renseignement égyptiens continuent de négocier une suspension de la lutte armée de treize factions palestiniennes, dont le Hamas et le Jihad islamique. Selon le quotidien semi-officiel Al-Ayyam, un tel cessez-le feu temporaire ("hudna") devrait être annoncé dans les 48 heures, alors que les Egyptiens auraient obtenu la garantie qu'Israël arrêterait sa campagne de liquidation des chefs terroristes et ses incursions en territoire autonome. Toutefois, pour les groupes extrémistes concernés, cette trêve ne devrait concerner que les attaques sur le territoire d'Israël à proprement parler et non en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Pas de ripostes, sauf contre les kamikazes
Mais les termes de ce moratoire ne devraient pas satisfaire les Israéliens, même si le Premier ministre Ariel Sharon a semblé dimanche accepter l'idée d'une possibile trêve armée. "Si personne ne fait feu sur nous, a-t-il expliqué lors d'une réunion de cabinet, nous ne riposteront pas, sauf contre les 'bombes à retardement'", allusion aux kamikazes sur le point de perpétrer un attentat.
Paralèllement, le ministre palestinien de la Sécurité intérieure, Mohammed Dahlan, et le général israélien chargé de la sécurité dans les territoires, Amos Gilad, ont convenu d'un certain nombre de mesures. Dès réception des propositions écrites du ministère palestinien de la Sécurité intérieure, les Forces de défense israéliennes pourraient ainsi, dans le courant de la semaine, transférer à la police palestinienne la responsabilité de la sécurité dans le nord de la bande de Gaza. Israël aurait même accepter d'étudier l'application d'un tranfert de responsabilité pour la région de Bethléem, au sud de Jérusalem, où le niveau d'alerte terroriste est peu élevé.
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