© INTERNEA quelques jours de l'arrivée au Proche-Orient de Condoleeza Rice, les réunions succèdent aux réunions dans l'espoir qu'un déblocage de la situation puisse être obtenu avant le week-end. La conseillère pour la Sécurité nationale de George W. Bush, qui passe deux jours à Londres à partir de jeudi, est attendue samedi dans la région. De passage à l'Institut international des études stratégiques, elle doit prononcer un discours attendu sur les dernières orientations diplomatiques de l'administration Bush.
Avant d'intervenir de nouveau, la Maison Blanche, qui l'a chargée aux côtés du secrétaire d'Etat Colin Powell de superviser l'application de la "feuille de route", laisse donc le temps aux Israéliens et aux Palestiniens de finaliser de premiers accords, notamment sur le transfert de souveraineté de la bande de Gaza. Afin de faire le point sur la situation, l'envoyé spécial américain chargé de la "feuille de route", John Wolf, a d'ailleurs rencontré le Premier ministre palestinien Mahmoud Abbas en tête-à-tête mercredi.
Travaux pour la bande de Gaza
Parallèlement, le général israélien Amos Gilad et le ministre palestinien Mohammed Dahlan devaient de nouveau se rencontrer dans la soirée, afin de s'accorder sur le mécanisme permettant à Israël de se retirer de la bande de Gaza et à l'Autorité palestinienne d'en prendre immédiatement le contrôle.
Le dernier obstacle restant à lever semble être la gestion de la route de Saladin, qui traverse la bande de Gaza du nord au sud. Les Israéliens refusent de livrer le contrôle de l'intégralité de l'axe routier aux Palestiniens, estimant que cela présenterait un danger pour les blocs d'implantations qu'il longe. "Une Kalachninov pointée depuis une voiture palestinienne près de Kfar Darom ou une voiture piégée avec 200 kilos d'explosif garée sous le pont de Gush Katif viendraient tout ruiner", argumentait mardi dans Ha'aretz le général Doron Almog, en charge de la zone sud d'Israël, qui qualifiait par conséquent les exigences palestiniennes de "recette pour un désastre".
Devant Netzarim et Kfar Darom, notamment, les Palestiniens doivent emprunter des itinéraires de contournement, où ils peuvent faire l'objet de fouilles méticuleuses. Or, l'Autorité autonome refuse d'installer de tels checkpoints s'ils avaient le contrôle de la route. Néanmoins, les Israéliens insistent pour sécuriser davantage cet axe stratégique, d'où l'on peut s'infiltrer en territoire israélien. "Cela peut rallonger le voyage, expliquait encore le général Almog, mais cela peut éviter des frictions qui peuvent provoquer une nouvelle tragédie."
Un groupe du Fatah tue, Arafat parle de cessez-le-feu |
Les "Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa", un groupe armé lié au Fatah d'Arafat, ont revendiqué l'attaque qui a coûté la vie jeudi à un Israélien près de la Ligne verte séparant Israël de la Cisjordanie. "Il s'agit d'une réponse aux crimes d'Israël contre les Palestiniens dans la bande de Gaza et à Hébron", a déclaré dans un appel téléphonique à l'AFP un interlocuteur anonyme. "Nous planifions d'autres attaques contre Israël, qui suivront très bientôt", a-t-il averti. Un Israélien âgé de 30 ans a été tué par des tirs lors d'une attaque qui s'est produite à la hauteur de la localité arabe israélienne de Baqa al-Gharbiya. Selon la radio publique israélienne, l'agresseur, un adolescent de 15 ans, s'est approché à pied contre un véhicule de la compagnie de téléphone Bezek et a tiré au pistolet à bout portant contre l'Israélien. Un vigile a pris en chasse l'assaillant et l'a grièvement blessé par balle puis capturé. Simultanément, le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat annonçait que les factions palestiniennes pourraient annoncer un cessez-le feu dans les prochaines heures, bien qu'il n'y ait "pour l'instant (…) pas de décision officielle sur cette question". |
Retour MYTF1
Chargement en cours...




