11 septembre : le rapport qui critique CIA et FBI

Par afp, le 24 juillet 2003 à 20h17 , mis à jour le 25 juillet 2003 à 22h21

La commission d'enquête du Congrès américain a publié jeudi son rapport sur les circonstances des attentats. Le document critique vivement les insuffisances des services du renseignement.

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"Pour une variété de raisons, la communauté du renseignement n'a pas été capable d'exploiter des informations importantes qui semblent liées aux événements du 11 septembre. En conséquence, elle a manqué des occasions de déjouer le complot en empêchant les terroristes en puissance d'entrer sur le territoire américain ou en les arrêtant".

Dans un document de 900 pages dont plusieurs parties demeurent frappées du sceau du secret, la commission d'enquête spéciale du Congrès affirme donc que les services de renseignementCIA et FBI en tête, portent un certain nombre de responsabilités dans le 11 septembre.  Les parlementaires accusent notamment les deux organismes "de ne pas avoir au moins essayé de désamorcer les attaques par des surveillances et autre travail d'enquête aux Etats-Unis".

Pas certain que les attentats auraient été évités

La CIA n'a pas utilisé des informations dont elle disposait sur plusieurs terroristes et le FBI n'a pas été capable de repérer des membres d'Al-Qaïda qui se trouvaient aux Etats-Unis, affirment les enquêteurs. En outre la NSA, agence chargée des écoutes, n'a jamais transmis à la CIA et au FBI des conversations interceptées au début de 1999 indiquant que deux des futurs terroristes du 11 septembre étaient en relation avec une cellule d'Al-Qaïda au Moyen-Orient.

"Le point important, c'est que la communauté du renseignement n'a pas essayé d'établir de lien entre toutes ces informations ce qui aurait grandement accru les chances de découvrir le complot et d'empêcher Ben Laden d'attaquer les Etats-Unis", peut-on lire dans le document. Toutefois, les  parlementaires relèvent que même sans toutes ces insuffisances et échecs du renseignement, il n'est pas certain que les attentats auraient pu être évités.

Le passage sur l'Arabie saoudite non publié

En outre, 28 pages du rapport consacrées au rôle de l'Arabie Saoudite -16 terroristes étaient saoudiens-  dans les événénements sont restées blanches, l'administration Bush ayant refusé de lever le secret sur ces informations pour des raison de sécurité nationale. 

Selon le sénateur démocrate Bob Graham, ancien président de la Commission du renseignement du Sénat et candidat à l'investiture de son parti pour l'élection présidentielle de novembre 2004, la Maison Blanche utilise cet argument pour éviter d'embarrasser un allié jugé important dans le Golfe.

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Par afp le 24 juillet 2003 à 20:17
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