© INTERNEDans la nuit de lundi à mardi, un Palestinien de 23 ans a attaqué avec un couteau de boucher plusieurs civils sur le front de mer de Tel-Aviv, avant d'être capturé par la police. En tentant d'entrer dans le "Tarabin Club", il a tué un jeune homme de 24 ans, blessé un client et le vigile, avant de s'enfuir par la promenade qui longe la Méditerranée. Plus loin, il a eu le temps d'attaquer une femme et le vigile d'un restaurant, avant qu'un passant ne le blesse avec une arme à feu.
Un groupe dissident de groupe dissident ?
Interrogé par la police, le jeune homme originaire de Jérusalem Est a affirmé être un militant des "Brigades des martyrs d'al-Aqsa", un groupe armé issu du Fatah, le parti de Yasser Arafat et Mahmoud Abbas. Dans un fax reçu par l'agence Reuters à Beyrouth, la cellule "Ali Joulani" a également revendiqué l'attaque. Cette organisation, qui a déjà revendiqué nombre d'attentats, s'est engagée dans la trêve décrétée fin juin par les groupes armés palestiniens. Mais des cellules de Cisjordanie semblent agir de manière isolée.
Le Premier ministre Mahmoud Abbas a condamné l'attaque, affirmant que les Palestiniens rejetaient cette "forme de violence et de terrorisme". "Nous pensons que c'est le résultat direct des incitations à la violence de la presse palestinienne, a, quant à lui, affirmé Avi Pazner, un conseiller du Premier ministre israélien. Cela souligne que les efforts déployés par les autorités palestiniennes pour empêcher ces incitations et appliquer les directives de la 'feuille de route' sont minimes".
Un accord pour partager le pouvoir
Dans le but de consolider la trêve, le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a eu un entretien mardi avec le chef des renseignements égyptiens, le général Omar Souleimane. La veille au soir le leader palestinien et son Premier ministre Mahmoud Abbas avaient annoncé avoir aplani leur différend, à la suite d'une rencontre qu'ils ont tenue à Ramallah.
Selon un responsable palestinien, tous deux sont convenus d'"une formule sur la manière et les moyens de gérer les futures négociations (...) permettant d'éviter toute dispute à l'avenir". Le responsable qui a requis l'anonymat a indiqué que Mahmoud Abbas conservait "sans changement les prérogatives définies par la loi fondamentale palestinienne". Selon cette répartition des pouvoirs, le gouvernement est chargé des affaires internes, tandis que Yasser Arafat garde la haute main sur la sécurité nationale et les affaires étrangères, notamment les négociations avec Israël.
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