© INTERNELes négociations engagées depuis deux jours à Accra sur la formation du nouveau gouvernement libérien semblent butter sur les revendications rebelles. Le président libérien Moses Blah a quitté samedi la capitale ghanéenne sans être parvenu à un accord. Un responsable des Libériens unis pour la réconciliation et le progrès (LURD) a menacé de reprendre les combats si son mouvement n'obtenait pas les postes de vice-président et de président du Parlement.
Le représentant des Nations unies pour le Liberia Jacques Paul Klein, accouru samedi au Ghana, a appelé les négociateurs à se montrer flexibles pour parvenir à un accord. "Cet accord ne concerne pas un partage du pouvoir, ou un quelconque renoncement au pouvoir", a-t-il mis en garde, mais la nécessité d'offrir "un avenir meilleur" aux Libériens, durement éprouvés par quatorze ans de guerre civile pratiquement ininterrompue. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères Addo Akufo-Addo, dont le pays préside actuellement la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO), a d'ailleurs assuré que les revendications du LURD ne seraient pas honorées. "Ils ont déjà obtenu suffisamment", a-t-il estimé. Selon les accords de cessez-le-feu déjà conclus à Accra, les parties au conflit ne doivent pas faire partie de l'exécutif, et sont de fait exclues des postes de président ou vice-président.
Premières aides alimentaires
Dans Monrovia, où 110 soldats nigérians supplémentaires, acclamés par la foule, sont arrivés samedi en renfort de la force ouest-africaine de paix (Ecomil) pour sécuriser la ville, l'aide a commencé à être distribuée à la population à bout de souffle, en quatre points du centre-ville. De nombreux civils ont continué toute la journée de traverser le pont principal qui relie le centre-ville à son port à la recherche de leurs proches ou pour aller se ravitailler sur Bushrod Island, tenue par le LURD depuis la mi-juillet et rendue à l'Ecomil jeudi en même temps que le port. Mais la présence de l'Ecomil, dont les effectifs doivent être portés prochainement à 1.500 hommes, y restait limitée au port et aux ponts.
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photo d'ouverture : acclamés par la foule, des soldats nigérians, sous la bannière de l'Ecomil, patrouillent dans les rues de Monrovia
Sierra Leone : l'ancien président libérien Charles Taylor condamné
Reconnu coupable jeudi de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre entre 1996 et 2002 par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL), l'ancien président du Liberia est le premier ex-chef d'Etat condamné par la justice internationale depuis Nuremberg.
Publié le 26/04/2012
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