© AFP"Allah O'Akbar", "Dieu est le plus grand". Imam Samudra, 33 ans, vient d'entendre le verdict du tribunal. Comme attendu, ce sera la mort. Chemise blanche et calot noir, brandissant le poing, il crie encore en arabe "Allez en enfer, infidèles!" avant d'être emmené hors de la salle d'audience.
Militant islamiste froid et déterminé, entraîné en Afghanistan et en Malaisie, Samudra a justifié l'attentat de Bali, qui a fait 202 morts, en majorité des touristes étrangers, au nom du "jihad", la guerre sainte, contre les Etats-Unis et leurs alliés.
Verdict clément
N'hésitant pas à qualifier ce carnage de "crime contre l'humanité", les cinq juges du tribunal de Denpasar ont considéré qu'Imam Samudra avait choisi les cibles et donné les ordres aux différents membres du commando probablement issu de la Jamaah Islamiyah.
Imam Samudra n'a toutefois jamais reconnu appartenir à ce réseau islamiste fortement soupçonné de liens avec al-Qaïda, et qui veut établir un Etat islamique sur une partie de l'Asie du Sud-est. Un premier accusé, Amrozi, avait été condamné à être fusillé il y a un mois.
En revanche, Abou Bakar Bachir, un religieux considéré comme le chef de la JI et également arrêté après l'attentat de 2002, n'a été condamné qu'à quatre ans de prison la semaine dernière, un verdict jugé clément par plusieurs pays, dont l'Australie qui a perdu de nombreux ressortissants dans l'attaque.
(Photo AFP : Imam Samudra)
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