Sans s'agir de lettres d'adieux, les neuf feuilles écrits par Marco Pantani dans sa chambre d'hôtel de Rimini, où il a séjourné plusieurs jours, sonnaient comme un prémonition. La plupart des phrases sont en effet écrites à l'imparfait ou au passé composé, le présent y est très rare.
Selon La Repubblica, les derniers mots écrits par le vainqueur du Tour et du Giro sont même éloquents : "Ils ne voulaient punir que moi". La référence à ses démêlés avec la justice italienne est évidente. On "me punit seulement moi pour des choses que tout le monde fait" écrit-il encore dans une allusion limpide au problème du dopage dans le cyclisme. Selon le Corriere della Serra, Marco Pantani utilise également le mot "complot" à trois reprises.
Ces écrits montrent surtout la détresse psychologique dans laquelle se trouvait le champion. "Personne n'a réussi à me comprendre, même pas ma famille. Je me suis retrouvé seul".
(photo d'archives : Marco Pantani au Giro en 1999 après son exclusion)





