Schwarzenegger ne pense pas à la Maison Blanche

Par D.S., le 23 février 2004 à 11h11 , mis à jour le 23 février 2004 à 11h44

S'il est favorable à l'éligibilité de personnes nées comme lui à l'étranger, le gouverneur de Californie dit n'avoir pas le temps de penser à sa propre élection à la Maison Blanche. En revanche, il prodigue quelques conseils au candidat Bush.

Schwarzenegger elu discours © INTERNE

Alors que la campagne pour la prochaine présidentielle bat son plein aux Etats-Unis, des journalistes ont demandé à Arnold Schwarzenegger, ancienne star d'Hollywood reconvertie à la politique, s'il songeait à s'asseoir un jour dans le bureau ovale. Réponse de l'intéressé : "Je n'ai pas du tout pensé à cela", trop occupé qu'il est par ses fonctions actuelles de gouverneur de Californie.

Actuellement, il faut être né sur le sol américain pour prétendre à la présidence, ce qui n'est pas le cas du gouverneur Schwarzenegger, né en Autriche. Mais un sénateur a déposé une résolution visant à permettre aux Américains qui ont la citoyenneté depuis 20 ans de se présenter à la Maison Blanche. "Ça me paraît bien", a estimé l'ex star qui a rappelé les contributions importantes de Madeleine Albright ou Henry Kissinger, tous deux nés à l'étranger.

Ornière financière

S'il ne pense pas à la présidence, l'ancien acteur prétend penser beaucoup au président, George Bush, et au proche avenir de ce dernier. Dimanche, Schwarzenegger s'est même autorisé à prodiguer quelques conseils d'ami au président républicain qui brigue un second mandat. Des conseils très pressants, du chantage, diraient certains.

"Les Californiens jugeront des qualités de dirigeant [de George Bush] mais ils regarderont aussi, de façon un peu égoïste, ce qu'il aura fait pour la Californie", a expliqué Arnold Schwarzenegger qui tente d'obtenir l'aide financière de Washington pour sortir la Californie de l'ornière financière. "Et donc, si le gouvernement fédéral fait de grandes choses pour la Californie cette année, a assuré l'ancien acteur, le président Bush pourra gagner la Californie et être élu, j'en suis convaincu".

Même si Bush se décarcasse comme le lui conseille avec insistance Schwarzenegger, l'Etat n'en sera pas pour autant acquis au candidat républicain. Lors de l'élection présidentielle en 2000, les démocrates avaient remporté la Californie sans difficulté, obtenant 53% des votes devant George W. Bush (42%).

Nader, une épine pour les démocrates

Ralph Nader, bête noire des démocrates qui lui reprochent d'avoir facilité l'élection de George W. Bush en leur retirant des voix, a annoncé dimanche qu'il rempilait pour la prochaine présidentielle de novembre. Cet écologiste, défenseur des consommateurs, a justifié sa décision par l'absence de différences notables entre les partis démocrate et républicain et en dénonçant l'emprise des grandes entreprises sur le pouvoir. Cependant, il ne se présente pas sous la bannière des Verts comme il l'avait fait en 2000 (2,7%) mais comme indépendant. Interrogé pour savoir s'il se retirerait de la course si elle devenait trop serrée entre le président sortant et le candidat démocrate, Nader, qui aura 70 ans la semaine prochaine, a refusé de se prononcer.

Par D.S. le 23 février 2004 à 11:11
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