© TF1"Nous ne sommes pas prêts à nous asseoir à la même table que les bourreaux de nos militants". "Un vrai dialogue suppose des conditions pour ce dialogue : on ne peut pas enjamber des cadavres". A entendre les responsables du Rassemblement des républicains (RDR) et Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), l'heure n'est plus au dialogue en Côte d'Ivoire.
Après la répression d'une manifestation jeudi dernier qui, selon le pouvoir, aurait fait 25 morts mais, selon l'opposition, plus de 160, l'opposition a rejeté samedi l'invitation du président Gbagbo à venir lui présenter ses "griefs" lundi après-midi au palais présidentiel.
Plus crédible
Quant aux ex-rebelles ivoiriens des Forces nouvelles, qui contrôlent le nord du pays, ils ont purement et simplement demandé le départ du pouvoir du président, qu'ils ne considèrent plus comme un "interlocuteur crédible". Seul Alassane Salif N'Diaye, le secrétaire général de l'Union pour la Démocratie et la Paix en Côte d'Ivoire, fondé par le défunt général Robert Gueï, a indiqué que le "principe de la négociation restait ouvert".
Malgré une interdiction de manifester décrétée par le pouvoir jusqu'au 30 avril, l'opposition avait appelé à une marche le 25 mars pour dénoncer l'obstruction faite selon elle par le président Gbagbo aux accords de paix de Marcoussis signés en janvier 2003. Cette manifestation a dégénéré mais l'opposition a néanmoins maintenu son mot d'ordre vendredi jusqu'à ce que la liberté de manifester leur soit reconnue. Le président Gbagbo a tout d'abord accusé l'opposition d'"insurrection armée" vendredi avant d'appeler ses opposants à reprendre leurs places au sein du gouvernement.
(Image TF1 : un soldat ivoirien vendredi à Abidjan)
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