Quatre nouvelles arrestations à Madrid

Par P.M. (Avec AFP), le 23 mars 2004 à 07h00 , mis à jour le 24 mars 2004 à 10h17

Quatre nouveaux suspects ont été arrêtés à Madrid dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 11 mars. Au même moment, la capitale espagnole accueille une réunion des chefs des services de renseignement du "G5".

madrid arrestations 220304 © INTERNE

Quatre nouveaux suspects ont été arrêtés à Madrid et dans sa banlieue - trois dans le quartier madrilène de Lavapiés et le quatrième à Getafe (banlieue sud) -, dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 11 mars qui ont fait 202 morts et 1.876 blessés. Les interpellations ont eu lieu au cours du week-end dernier. Les individus, dont on ne connaît ni leurs identités ni leurs nationalités, doivent être déférés aujourd'hui ou mercredi devant le juge del Olmo.

Ce nouveau coup de filet porte à quatorze le nombre de suspects appréhendés pour les attentats de Madrid. Cinq d'entre eux - quatre Marocains et un Espagnol arrêtés la semaine dernière - ont été entendus durant de longues heures lundi. Il s'agirait d'Abderrahim Zbakh, 33 ans, Mohamed El Hadi Chedadi, 38 ans, Farid Oulad Ali, 34 ans, et Abdeloahid Berrak. Selon une source proche de l'enquête, l'Espagnol, José Emilio Suarez Trashorras, un ancien mineur à la retraite anticipée pour accident de travail, aurait fourni 100 kilos d'explosifs "Goma 2 Eco" aux auteurs des attentats. Dans la nuit, le juge Juan del Olmo a prononcé le maintien en détention pour tous, excepté un Marocain, libéré sans condition.  Cette décision porte à neuf le nombre total de suspects maintenus en détention, après avoir comparu devant le juge.

La Pologne dénonce une "erreur"

Un premier groupe de suspects, deux Indiens et trois Marocains dont un auteur présumé de la série d'attentats, Jamal Zougam, ont été placés en détention la semaine dernière. Les enquêteurs les soupçonnent d'appartenance ou collaboration avec une organisation terroriste et pour certains, d'assassinats multiples.

A Madrid également, les chefs des services de renseignement du "G5" (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne) se sont réunis lundi à huis clos pour tenter de renforcer leur coopération et neutraliser les diverses ramifications européennes du réseau al-Qaïda, qui a revendiqué les attentats. La Pologne, un des pays menacés par Al-Qaïda, a regretté de ne pas avoir été invitée à la réunion. "C'est une erreur", a affirmé le ministre polonais des Affaires étrangères. La lutte contre le financement du terrorisme sera un des points discutés lors du Conseil européen des 25 et 26 mars.

 

Par P.M. (Avec AFP) le 23 mars 2004 à 07:00
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience