© INTERNEUn raz-de-marée. Présentée initialement comme particulièrement indécise, l'élection présidentielle algérienne a tourné au plébiscite en faveur du président sortant, Abdelaziz Bouteflika. D'après les chiffres officiels annoncés ce midi par le ministère de l'Intérieur, Abdelaziz Bouteflika aurait recueilli 83,49 % des suffrages. Le score de son rival et ancien bras droit, Ali Benflis, est très faible : 7,93%.
L'islamiste radical Abdallah Djaballah a obtenu 4,84% des voix, le représentant du courant laïque Saïd Sadi, président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), 1,93%, la porte-parole du Parti des travailleurs (PT), la trotskyste Louisa Hanoune, 1,16%. Enfin, l'outsider de cette élection, le président du parti nationaliste Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, est crédité de 0,64%.
"Jamais vu un dépouillement aussi transparent"
La nuit dernière Les proches de M. Benflis ont dénoncé les "fraudes massives" qui, selon eux, ont émaillé le vote. Une affirmation réfutée "catégoriquement" par le ministre de l'Intérieur qui a assuré qu'une "surveillance totale" avait été assurée par les représentants de chaque candidat et les observateurs internationaux qui ont assisté aussi bien aux opérations de vote qu'au dépouillement.L’un des quelque 120 observateur internationaux venu au titre de l'OSCE, a indiqué pour sa part qu''il n'avait "jamais vu de sa vie un dépouillement aussi transparent". "J'ai visité plus de 30 bureaux de vote, je n'ai pas vu de fraude", a-t-il souligné. Quant aux partisans de Bouteflika, ils n'ont pas attendu les résultats officiels pour crier victoire en investissant la capitale et les grandes villes algériennes dans des scènes de liesse, largement diffusées en direct par la télévision d'Etat.
Photo d’ouverture : partisans de Bouteflika fêtant la victoire, dès jeudi soir - DR
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