© LCIPressé ces derniers temps de donner directement la position de la France sur l'élargissement de l'Union européenne de 15 à 25 pays, le chef de l'Etat s'est prêté jeudi matin à un exercice de questions-réponses avec les journalistes. Après avoir écouté religieusement le préambule du chef de l'Etat sur les enjeux de l'Union à 25, les journalistes lui ont posé les deux questions sur toutes les lèvres ces derniers temps: la première sur la Constitution européenne, la seconde sur la candidature turque.
Sur le premier sujet, le président a jugé "prématuré de trancher" entre "référendum et procédure parlementaire" pour la ratification de la future charte fondamentale. "D'abord, il faut procéder par étapes, conclure les négociations, sur quoi va-t-on voter ?", a-t-il expliqué. "Ça va être l'ambition du conseil des 17 et 18 juin prochain", a-t-il poursuivi tout en faisant part de "son optimisme" sur la possibilité d'un accord lors de ce prochain sommet, à Bruxelles.
"Adhésion souhaitable"
Sur le second sujet, celui de la Turquie, Jacques Chirac a déclaré que les "conditions n'étaient pas aujourd'hui réunies" pour l'entrée de ce pays dans l'UE mais que son adhésion était "souhaitable à long terme". Quoiqu'il en soit, a poursuivi le chef de l'Etat, les négociations seront "longues, très longues : elle dureront dix ans ou peut-être plus".
Baisse d'impôts
Auparavant, Jacques Chirac avait appelé les Français à se mobiliser "pour aller voter" aux élections européennes du 13 juin afin que la France puisse mieux défendre ses intérêts au Parlement de Strasbourg. Soucieux d'apaiser les craintes des Français, le chef de l'Etat avait aussi affirmé que l'Europe qui s'élargit à 25 pays était "plus que jamais une chance pour nous et pour notre avenir". "La croissance et les investissements y créeront une nouvelle dynamique au service de l'emploi", a promis le président.
Autre sujet d'inquiétude, la rigueur budgétaire que s'est imposée Paris en signant le Traité de Maastricht. A ce propos, Jacques Chirac a déclaré jeudi qu'"on ne peut imposer la rigueur aux Etats et leur imposer parallèlement une hausse excessive de leur contribution à l'Union". Néanmoins, le président a fait remarquer que "les dépenses de l'Etat ont été stabilisées en 2003" et a promis qu'"elles le seront en 2004". Cette maîtrise des dépenses et la reprise de la croissance conditionnent, selon lui, la poursuite de la baisse des impôts.
"Je fais confiance au gouvernement" |
Le président a profité de cette conférence de presse pour s'exprimer sur la situation intérieure et sur un certain nombre de débats comme le mariage gay. |
(Image LCI : Jacques Chirac lors de sa conférence de presse)
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