© INTERNESelon un communiqué de l'état-major des forces françaises en Côte d’ivoire, l'incident s'est produit près de Zambakro, une localité située au sud de la ville de Yamoussoukro, au centre du pays. " Un soldat des Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire (FANCI) a ouvert le feu sans aucun motif sur un véhicule militaire français, blessant dans le dos un de ses occupants", indique le texte. "L'auteur de cet acte isolé a immédiatement été maîtrisé par d'autres soldats FANCI présents sur les lieux", poursuit-il. La famille du soldat, dont l'identité n'a pas été révélée, a été prévenue.
Troisième soldat français tué
Une double enquête ivoirienne et française a été ouverte pour établir les circonstances exactes du drame, indique l'état-major de l'Opération Licorne. Le 25 août 2003, deux soldats français avaient été tués par des "éléments incontrôlés" des Forces nouvelles (ex-rébellion) alors qu’ils effectuaient une patrouille fluviale sur le lac Kossou près de Sakassou (centre), dans la "zone de confiance" démilitarisée entre ex-rebelles et troupes loyalistes.
Un pays en proie aux divisions La Côte d'Ivoire, deuxième producteur mondial de cacao, a plongé dans la guerre civile en septembre 2002 après une tentative de coup d'Etat contre le président Laurent Gbagbo. La guerre, qui a fait plusieurs milliers de morts et plus d'un million de déplacés, a officiellement pris fin en juillet 2003, date de la signature des accords de Marcoussis, censés mettre fin à la crise mais dont l'application se révèle chaotique. Mais l'ancienne colonie française reste de fait partagée en deux entre le Nord, tenu par les rebelles, et le Sud, fidèle au président. Le gouvernement de "réconciliation nationale", formé dans la foulée des accords, est réduit à la portion congrue, les ministres de l'ex-rébellion et de six partis d'opposition boycottant les réunions du conseil des ministres à la suite de la répression meurtrière, en mars dernier, d'une manifestation interdite de l'opposition à Abidjan. Le président Laurent Gbagbo a en outre limogé en mai dernier trois ministres de l'opposition, dont le leader des ex-rebelles Guillaume Soro, pour les remplacer à titre intérimaire par des ministres issus de son parti. Vendredi, une réunion de toutes les formations participant au gouvernement ivoirien a été "convoquée" à Yamoussoukro par le président gabonais Omar Bongo et la Cedeao. Mais la date de cette réunion n'a pas été précisée, pas plus que les participants pressentis. |
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