Crise gouvernementale au Liban

Par D.S. (avec AFP), le 20 octobre 2004 à 14h37 , mis à jour le 20 octobre 2004 à 15h23

Le Premier ministre, Rafic Hariri, a présenté mercredi la démission de son gouvernement au président Emile Lahoud et déclaré qu'il ne participerait pas à la formation d'un nouveau cabinet.

Liban Drapeau

Alors que des tractations étaient en cours pour la formation d'un nouveau gouvernement au Liban, le Premier ministre, Rafic Hariri, a présenté sa démission mercredi en milieu de journée au président Emile Lahoud, qui l'a acceptée. Les conseillers de Hariri ont précisé qu'il ne dirigerait pas le prochain gouvernement. Cette décision était arrêtée depuis quelques jours mais Hariri attendait une importante décision du Conseil de sécurité de l'ONU avant de quitter ses fonctions. Ce vote, imposant en synthèse à la Syrie de retirer ses troupes du Liban, est tombé mardi.

Rafic Hariri tentait en vain depuis trois semaines de former un gouvernement d'union nationale. L'opposition chrétienne, qui souhaite une nouvelle loi électorale, s'était montrée réticente, craignant "faire de la figuration". Quant aux opposants druzes du Rassemblement démocratique, ils avaient refusé toute participation, dénonçant une nouvelle fois la mainmise syrienne sur le pays.

En août dernier, Rafic Hariri avait publiquement réprouvé la tentative, soutenue par Damas, de modifier la constitution libanaise pour permettre à Emile Lahoud de briguer un nouveau mandat. Cette réforme constitutionnelle, bien que décriée par de nombreux pays occidentaux dont la France, avait été adoptée le 3 septembre par les deux tiers des membres du Parlement. Quatre ministres avaient démissionné le 6 septembre après ce vote.

(Image d'archives : le drapeau libanais)

Par D.S. (avec AFP) le 20 octobre 2004 à 14:37
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