
Le cadavre retrouvé jeudi en Irak n'est "probablement pas" celui de l'otage japonais Shosei Koda, selon un porte-parole du gouvernement à Tokyo. Découvert entre Bagdad et la ville de Tikrit, le cadavre, présenté dans un premier temps comme de morphologie asiatique, avait laissé supposer aux Américains qu'il s'agissait peut-être de jeune routard nippon.
C'est donc à nouveau
l'incertitude la plus complète qui règne sur le sort réservé au jeune homme enlevé par le groupe de l'islamiste Zarqaoui et menacé de décapitation si Tokyo ne retirait pas ses troupes d'Irak avant vendredi matin. Vendredi, déjà, un médecin légiste de Tikrit avait indiqué que "le corps était celui d'une personne à la charpente massive, à la peau sombre".D'autres otages
"Il a la chevelure clairsemée et une moustache noire. Il porte une chemise et un pantalon blancs et a entre 35 et 40 ans", avait précisé le médecin. Or Koda est âgé de 24 ans et a une chevelure dense et noire, selon les images diffusées par ses ravisseurs. De plus, le corps de l'Asiatique a été retrouvé jeudi matin, soit avant l'expiration de l'ultimatum.
La crise des otages en Irak s'est envenimée jeudi, un groupe irakien, l'Armée islamique en Irak, ayant annoncé avoir enlevé un Srilankais et un Bangladais qui travaillent comme chauffeurs pour une entreprise koweïtienne en Irak, selon la chaîne qatariote Al-Jazira. Une ressortissante polonaise a en outre été enlevée dans le pays, selon le ministère irakien de l'Intérieur après la diffusion par Al-Jazira d'une vidéo annonçant le rapt.
100 000 victimes civiles ? |
Londres va "examiner très sérieusement" le rapport de la revue médicale américaine The Lancet selon laquelle 100 000 civils irakiens sont morts depuis le début de la guerre en mars 2003. "C'est effectivement une estimation très élevée", a estimé vendredi le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, qui souhaite aussi savoir comment la revue a obtenu ces renseignements. "De nombreux sites internet, des sites indépendants, qui n'ont rien à voir avec les gouvernements, dont un site irakien, 'Iraq body count', ont avancé un nombre total de 15 000 victimes depuis le début des principaux combats, en mars 2003", a poursuivi Jack Straw. Les auteurs de l'étude ont comparé la mortalité durant les 14,6 mois précédant le début de la guerre, en mars 2003, et les 17,8 mois suivants. Le risque de décès est deux fois et demi plus élevé depuis l'invasion. Ce risque est toutefois ramené à 1,5 si l'on met à part Falloujah.
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