
Les images sont tournées à la caméra vidéo. Assise dans une pièce, une femme attend, visiblement nerveuse. Il n'y a pas de bande son. Le film montre en gros plan les papiers d'identité de Margaret Hassan. Margaret Hassan est la responsable de l'organisation caritative CARE International en Irak. Mardi matin, avant la diffusion de ces images sur la chaîne Al-Djazira quelques heures plus tard, l'organisation non gouvernementale avait annoncé le rapt de sa collaboratrice employée par son antenne australienne.
Pourquoi ? Le motif est inconnu. Par qui ? Une déclaration d'une obscure organisation irakienne clôt la diffusion des images. "A notre connaissance elle n'a pas été blessée, mais nous essayons d'en savoir plus", a indiqué mardi en milieu de journée le responsable des relations presse de CARE International, Arnoud Hikkins. Margaret Hassan a travaillé pendant plus de 30 ans en Irak, dont plus de dix ans pour CARE en Irak. "Nous tenons à souligner qu'elle est une ressortissante irakienne, pas britannique. Elle vit là-bas depuis des années", a-t-on ajouté chez CARE, qui précise que sa collaboratrice a acquis la nationalité irakienne par mariage.
"Très préoccupé"
A Londres, le secrétaire au Foreign Office Jack Straw s'est déclaré "très préoccupé" par l'enlèvement de Margaret Hassan, qualifié de "développement très pénible" par son collègue à la Défense Geoff Hoon. Le commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire, Poul Nielson, s'est dit "atterré" estimant que "son enlèvement constitue un nouveau coup porté à la communauté humanitaire et à tous les Irakiens démunis qui bénéficient de programmes d'aide".
Toujours sur place
CARE est une ONG présente dans 72 pays et est active en Irak depuis 1991, d'abord auprès des réfugiés kurdes dans le nord avant de déménager ses bureaux dans le sud et au centre du pays. Elle avait déjà œuvré au développement de villages de 1963 à 1968.
Après la guerre en 2003, l'organisation a concentré ses efforts sur l'assistance médicale et le rétablissement de réseaux d'eau courante. Elle est l'une des rares associations à n'avoir pas quitté le pays après l'enlèvement en septembre de deux Italiennes travaillant également pour une ONG. Contactée par tf1.fr, l'organisation en France se refuse à tout commentaire dans l'immédiat.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




